avr 072012
 
Percée de Thoraise

Lieu de départ : Parking de l’église de Thoraise
Distance : 6 kilomètres
Point culminant : 390 mètres
Dénivelé positif : 160 mètres
Carte IGN Top 25 : Besançon / Forêt de Chailluz 3323ET
Où retrouver cette randonnée : En vadrouille 2012

Si l’on évoque la boucle du Doubs, on pensera à Besançon (enfin pour ceux qui connaissent Besançon). Et pourtant, il est une autre cité encerclée dans un méandre du Doubs, il s’agit de Thoraise. Le village d’environ 300 âmes prend place au milieu d’une boucle du Doubs fermée par une colline. En revanche, au sommet de la colline point de citadelle mais une chapelle : Notre-Dame du Mont. Si les arbres environnants portent leurs ombres sur les murs de la chapelle, cette dernière n’est pas laissée à l’abandon pour autant. La chapelle est le siège de la Confrérie de Notre-Dame du Mont qui compte environ 500 membres. On y célèbre tous les ans l’Assomption :

  • procession aux flambeaux le 14 août, de l’église de Thoraise à la Grotte de l’abbé Sautrey (curé de Thoraise de 1882 à 1909 qui creusa de ses mains aux abords du Doubs et de l’église du village, une grotte en 1904 en l’honneur de Notre Dame de Lourdes),
  • messe d’Unité le 15 août suivie d’un repas tiré du sac.

Le lieu offre également un joli panorama sur la vallée du Doubs et sur les ruines du château de Montferrand. Le Doubs que nous allons rejoindre en descendant un très agréable sentier qui dans un premier temps longe la corniche puis enlace les rochers jusqu’à rejoindre les berges du Doubs et le canal du Rhin au Rhône autrement appelé Canal de Monsieur. Vous foulerez alors l’eurovelo 6 qui part de Saint Nazaire sur les bords de l’Atlantique pour rejoindre Constanta en Roumanie sur les rives de la mer Noire. Prévoyez un peu de temps, ça représente 4000 km. Après avoir longé une ancienne usine textile, vous arriverez à la percée de Thoraise. Là encore nouvelle similitude avec la boucle de Besançon et son canal sous la citadelle qui court-circuite la boucle du Doubs. La percée de Thoraise date de 1810 et mesure 185 mètres. Elle présente un aspect moins glauque que la percée de Besançon et ses milliers d’araignées. La percée de Thoraise a eu la chance de faire l’objet d’aménagements « artistiques » dans le cadre du programme Avenir du Territoire entre Saône et Rhin mis en place après l’abandon du projet de canal à grand gabarit « Rhin-Rhône » et la décision de tourner la vocation du canal vers la navigation de plaisance et le tourisme fluvial. Le canal est ainsi agrémenté de rideaux d’eau qui viennent fermer les deux extrémités de la percée. Malheureusement pour moi, ces cascades n’étaient pas en fonctionnement lors de ma randonnée. Pour information, les cascades sont actionnées de mi-mars à mi-novembre de 11h à 19h les samedis, dimanches, jours fériés et tous les jours en période estivale. Ça constituera un bon prétexte pour y retourner prendre quelques clichés. Le tunnel est lui agrémenté d’un jeu de lumières et de miroirs dont je n’ai pas tiré la quintessence photographique faute de temps (ou de talent). Une raison de plus pour y retourner. A la sortie de la percée, vous aurez le choix entre continuer à longer le Doubs ou revenir immédiatement au centre du village. A décider en fonction de votre temps et/ou de votre humeur.

Finalement, une randonnée assez simple offrant plusieurs points d’intérêt (chapelle de Notre-Dame du Mont, belvédère, Doubs et canal du Rhin au Rhône, percée de Thoraise et ses aménagements). Il n’est pas visible lors de la randonnée mais sachez également que Thoraise a son château qui trône fièrement au dessus du Doubs. Il a été détruit à plusieurs reprises, ce qui explique qu’il ne ressemble plus trop à celui qu’avait peint Courbet. Mais si vous avez du temps, ça peut valoir un petit détour.

juil 032011
 

Saut du Doubs

Lieu de départ : Parking du barrage du Châtelot – Le Pissoux
Distance : 14,5 kilomètres
Point culminant : 1144 mètres
Dénivelé positif : 500 mètres
Carte IGN Top 25 : Morteau / Saut du Doubs 3524OT
Où retrouver cette randonnée :

Je voulais d’abord remercier Alain pour cette randonnée. Après quelques échanges sur Flickr, nous nous sommes rapidement donnés rendez-vous au parking du barrage du Châtelot sur la commune du Pissoux. 8h30 : sac à dos en place, il est tant de descendre au pied du barrage du Châtelot. Mensurations :

  • Hauteur : 74 mètres
  • Longueur de crête : 150 mètres
  • Epaisseur à la base : 14 mètres
  • Epaisseur au sommet : 2 mètres

Il est mis en service en 1953 après 3 ans de construction. A cheval sur la frontière franco-suisse, sa gestion ne pouvait être que bilatérale. Il est détenu à 50% par EDF et à 50% par plusieurs sociétés suisses. Les 20 600 000 m3 d’eau retenus permettent une production de 100 000 MWh (environ la consommation annuelle de 30 000 foyers d’après les chiffres de l’ADEME). En temps normal, le barrage est accessible mais le plan Vigipirate en a décidé autrement. A noter aussi qu’en cas de crue, l’eau excédante passe au dessus du barrage pour s’écraser avec fracas 74 mètres plus bas. Vous pourrez trouver des photographies qui illustrent cela ici et .

Pour franchir le Doubs et la frontière franco-suisse, nous descendrons un peu plus en aval pour rejoindre un gué au doux nom de Ruelle de la truite. Puis nous monterons le long de la berge pour rejoindre le barrage mais cette fois-ci côté suisse où nous profiterons de la lumière naissante pour faire un bon break photo.

Après cette pause, nous attaquerons les 450 mètres de dénivelé pour accéder aux roches de Moron. Pendant la montée, vous pourrez aussi accéder à un point de vue intéressant sur la gauche du sentier au niveau d’un virage sur la droite. Aux roches de Moron, vous pourrez vous désaltérer ou vous rassasier à l’auberge du même nom. Pour notre part, nous avons continué notre randonnée pour longer le pied des falaises et admirer le lac depuis le belvédère du CAS puis depuis le belvédère des Recrettes.

Puis descente vers le Saut du Doubs. Attention le sentier n’est pas indiqué. Peu après le belvédère de Recrettes, vous passerez à proximité d’un chalet. A ce niveau, il faut quitter le sentier balisé pour longer la falaise, vous trouverez un sentier qui s’enfonce dans la forêt. Tout droit et vous finirez par retrouver un sentier balisé.

Le point de vue suisse du Saut du Doubs est peu spectaculaire. Pour trouver de meilleurs points de vue, il va vous falloir retourner en terre française en utilisant la passerelle Gilbert Petit Jean. Encore une fois, vous pourrez vous désaltérez dans diverses échoppes. Côté français, vous pourrez bénéficier d’un point de vue plongeant sur le saut du Doubs. A mon avis, cette vision plongeante écrase la cascade et ne rend pas hommage à ses 27 mètres. Le meilleur point de vue est au pied de la cascade (sentier non balisé et potentiellement difficile : chaussures de randonnée obligatoires).

Nous rejoignons ensuite le GR5 qui longe la rive du lac. Le sentier creusé dans la roche au niveau du goulot d’entreroche vaut le détour. Peu avant de rejoindre le barrage du Châtelot, vous pourrez atteindre une pointe rocheuse pour des dernières images du barrage et du lac de Moron (sentier non balisé – regarder bien sur votre droite pour apercevoir un semblant de sentier).

La montée des escaliers pour rejoindre le parking mettra à rude épreuve mes cuissots mais au final, ce fût une randonnée très agréable.

Vous pourrez observer les photographies d’Alain ici. Les miennes sont présentées ci-dessous.

oct 102010
 

Punaise

Lieu de départ : Passonfontaine
Distance : 5 kilomètres
Point culminant : 790 mètres
Dénivelé positif : 50 mètres
Carte IGN Top 25 : Ornans / Source de la Loue 3424OT
Où retrouver cette randonnée : En vadrouille 2008

Petite balade à laquelle l’automne donne un charme exquis. Il s’agit d’un sentier de découverte ponctué de 15 étapes. Pour profiter pleinement du côté pédagogique de cette marche, n’oubliez pas d’aller quérir le petit fascicule qui explique les 15 pauses. Pour éveiller votre curiosité, je vous donne la liste des stations :

  • Un précurseur : Le genévrier commun
  • L’étang de Barchet
  • L’aulne glutineux
  • La forêt : ses fonctions, son évolution
  • Le sapin pectiné, roi des nos forêts
  • Le parcellaire forestier, outil de gestion
  • La dorge du sapin (ça éveille la curiosité, non ?)
  • Le hêtre, partenaire de la sapinière
  • Un épicéa remarquable (55 mètres de haut et 16 m3 soit 2 années et demie de chauffage – Je le veux !!!)
  • La doline, témoin de l’activité souterraine
  • Où l’on voit apparaître la myrtille
  • Une source : la fontaine de Barchet
  • La callune et la reine des prés
  • Jeune épicéa, quel âge as-tu ?
  • Le rocher de la morille