mai 052012
 

Façade passage de Rouveroye - Plombières les Bains Plombières-les-Bains, ville thermale vosgienne visitée par Louis XV, Beaumarchais, Voltaire, Napoléon III, Montaigne et déjà par les Romains qui s’y arrêtèrent lors de la conquête des Gaules pour se faire un petit sauna et qui sont à l’origine de l’activité thermale de la ville. Enfin, Plombières doit surtout cela à la géologie qui a doté la ville de 27 sources d’eau chaude (84°C pour la plus chaude, autant vous dire que l’hiver les trottoirs fument). Plombières-les-Bains est donc une cité au passé illustre mais qui me marque surtout par son côté sinistre. En effet, nous sommes désormais loin des années glorieuses de Plombières-les-Bains. Les thermes sont sur le déclin même si venir se faire suer dans une étuve romaine a toujours son charme. La ville se situe dans une zone sinistrée au niveau économique (ce n’est pas la fermeture de la fromagerie de Xertigny qui va améliorer la donne). Les commerçants de Plombières ont les fins de mois difficiles et de nombreuses devantures font pâle figure.

Plombières est également surnommée la ville aux milles balcons. Mais au cours des années, ils ont pris une couleur rouille. Dans cette ville, même les lichens qui poussent sur les murs ont une couleur rouille.

Enfin on termine par mon ancien collège. Il fût bâti entre 1898 et 1905 et était initialement un hôtel de style art nouveau. Hôtel Métropole puis Hôtel du Parc puis hôpital militaire durant la seconde guerre mondiale puis collège du Parc puis rien. Son avenir balance entre réhabilitation et démolition. Ce qui apparaît certain, c’est qu’il est urgent d’agir. Il y a environ 20 ans, j’arpentais les couloirs de ce bâtiment. A cette époque, le troisième étage était déjà condamné et les parquets montraient de sérieux signes de fatigue. Je n’ose imaginer l’état de l’intérieur après plus de 10 ans d’abandon.

C’est cet aspect morose et sinistré que je souhaitais photographier. C’est ma vision subjective de la ville. Toutefois, la ville garde son charme. A vous de venir vous faire votre avis !

mar 182012
 
Circuit du chat perché

Personnellement, la randonnée est avant tout une sortie nature. Mais de plus en plus, des parcours de « randonnées » urbaines apparaissent. En Bourgogne / Franche-Comté, la pionnière est Dijon avec son parcours de la chouette. Besançon n’est pas en reste. La capitale franc-comtoise a d’abord commencé par baliser de nombreux sentiers dans les collines entourant la ville. Ces parcours sont très intéressants car ils mixent cité et nature. Au départ du bitume bisontin, vous prendrez de la hauteur et troquerez l’asphalte pour la terre avec possibilité d’un petit pique nique et vue imprenable sur Besançon. La cité comtoise a inauguré, en 2011, 3 parcours strictement urbains : Battant, la ville haute et la ville forte. Comme sa voisine dijonnaise, l’itinéraire vous est indiqué par des plaques en bronze au sol.

Mais la cité qui nous intéresse aujourd’hui, c’est l’ancienne capitale comtoise : Dole qui a inauguré en juillet 2011 son circuit du chat perché. Le nom du parcours est un clin d’œil aux Contes du chat perché de Marcel Aymé qui fit une partie de ses études à Dole. Avec la collégiale Notre-Dame de Dole comme point de repère, vous partirez à la découverte du patrimoine comtois (musée des Beaux-Arts, maison natale de Pasteur, l’Hôtel-Dieu et bien sûr la collégiale) avec quelques passages insolites (le souterrain dela Grandefontaine). Si au départ, je n’étais pas un grand aficionado des randonnées urbaines leur préférant les chemins plus herbagés. L’arrivée de fiston et de sa poussette a légèrement infléchi ma position.

Bonne balade…

jan 202012
 

Cascade du Gué du Saut La cascade du Gué du Saut se situe sur la commune de Xertigny dans les Vosges. C’est la cascade de mon enfance, baignade lors des chaudes journées d’été, la sortie en fin d’année avec le curé du village (à l’époque ce n’était pas dangereux, une sortie avec un curé). Et paradoxalement, je ne m’étais jamais attardé à la prendre en photographie. C’est le ruisseau du Rechentreux qui donne naissance à cette cascade. Puis le Rechentreux vient rejoindre la Semouse et sa vallée au riche passé industriel. On la surnomme également vallée des forges. La première forge date du XVIème siècle. Au XIXème siècle, Monsieur Daubié donne aux forges de la vallée de la Semouse une renommée internationale avec une récompense à l’exposition universelle de 1855. Mais les siècles se suivent et ne se ressemblent pas toujours, la vallée de la Semouse et plus particulièrement le lieu dit du Blanc Murger ont aujourd’hui une apparence plus glauque à l’image des nombreuses friches industrielles de la région (mines, métallurgie, textile…). Ne persiste aujourd’hui qu’une seule industrie : La Tréfilerie des Vosges. Mais tout cela confère à cette vallée une ambiance à part.