lactalis Petite entorse à ma ligne éditoriale pour une bonne cause.

Le 30 août, Lactalis faisait part aux salariés de la fermeture de la fromagerie de Xertigny (dans les Vosges) au plus tard à la fin du premier trimestre 2012.

Petit historique, en 2002 Lactalis reprenait la fromagerie de Xertigny au groupe Bel avec une clause qui stipulait que Lactalis devait maintenir le site en activité pendant au moins 10 ans. 10 ans plus tard, Lactalis annonce la fermeture du site. On peut penser que dès le rachat, la date de fin était déjà connue. Quelle stratégie, quel intérêt ? Je n’ai pas la réponse même si j’ai deux trois idées. Ce qui est sûr, c’est que les hommes dans cette stratégie, on s’en fout. Et pendant ce temps, le groupe Lactalis prend possession du groupe Parmalat et devient le premier groupe laitier mondial avec environ 15 milliards de chiffre d’affaire.

Aujourd’hui, 128 emplois sont menacés. Si vous êtes sensibles à cette cause, je vous invite à rejoindre la page facebook du mouvement : Sauver la fromagerie de Xertigny, à laisser un petit mot de soutien et surtout à diffuser (l’adhésion à la page vaut signature pour une pétition).

Cet article restera en tête de mon blog tant que le combat sera en cours.

 

Cascade du Gué du Saut La cascade du Gué du Saut se situe sur la commune de Xertigny dans les Vosges. C’est la cascade de mon enfance, baignade lors des chaudes journées d’été, la sortie en fin d’année avec le curé du village (à l’époque ce n’était pas dangereux, une sortie avec un curé). Et paradoxalement, je ne m’étais jamais attardé à la prendre en photographie. C’est le ruisseau du Rechentreux qui donne naissance à cette cascade. Puis le Rechentreux vient rejoindre la Semouse et sa vallée au riche passé industriel. On la surnomme également vallée des forges. La première forge date du XVIème siècle. Au XIXème siècle, Monsieur Daubié donne aux forges de la vallée de la Semouse une renommée internationale avec une récompense à l’exposition universelle de 1855. Mais les siècles se suivent et ne se ressemblent pas toujours, la vallée de la Semouse et plus particulièrement le lieu dit du Blanc Murger ont aujourd’hui une apparence plus glauque à l’image des nombreuses friches industrielles de la région (mines, métallurgie, textile…). Ne persiste aujourd’hui qu’une seule industrie : La Tréfilerie des Vosges. Mais tout cela confère à cette vallée une ambiance à part.

 

Petite cascade de Tendon Dans les contreforts de la forêt du Fossart, l’eau émousse le granit vosgien pour former la plus grande cascade du département avec 32 mètres de dénivelée. La cascade se situe entre Le Tholy et le village de Tendon, au bord de la départementale 11. Les indications ne manquent pas et vous devriez rapidement vous retrouver au pied de la belle. Du site de la grande cascade, de nombreux sentiers de randonnée vous invitent à la balade. Vous pourriez par exemple emprunter la route forestière qui vous mènera vers la petite soeur : la bien nommée petite cascade de Tendon. Le dénivelée est beaucoup plus modeste mais la cadette ne manque pas de charme pour autant.

Si après la balade, vous aviez une petite faim, sachez qu’une fromagerie prend place dans le village du Tholy. Vous trouverez également en direction de Gérardmer des magasins de produits régionaux. De quoi vous faire des bons sandwichs à la charcutaille vosgienne en finissant sur un petit Munster.

A votre plaisir, messieurs-dames.

 

Cascade des tufs - Les Planches près Arbois Ma vie professionnelle m’amène régulièrement à emprunter la Nationale 83 entre Besançon et Poligny. Le long de cette route, l’église Saint-Just d’Arbois et ses pierres dorées m’ont toujours titillé la rétine. J’ai profité d’un dimanche clément d’automne pour y passer une matinée.

Arbois est récompensé du label Cité comtoise de caractère. Et quel caractère !

En premier lieu, débutons par le clocher de l’église Saint-Just. Il est plutôt atypique pour la Franche-Comté avec son aspect massif (dans le même style que le clocher de la Collégiale de Dole). Il a été érigé au XVIème siècle tandis que l’église date du XII – XIIIème siècle. Le clocher est couronné d’un carillon à 11 cloches construit en 1738. Ne disposant que de la matinée, je ne me suis pas attardé à l’église mais des articles laissent à penser que l’intérieur de l’église vaut le détour.

Caractère gastronomique ensuite. Depuis la Nationale 83, nous ne pouvons pas manquer les vignes qui entourent le village d’Arbois. Au pied du premier plateau, les vignes ont pris possession des coteaux bien exposés (l’adret), tandis que les pentes en ubac sont laissées à la forêt. Les grappes issues de ces vignes sont transformées en partie en vin jaune et en vin de paille. Une alchimie qui aboutit à de délicieux breuvages. Il a d’ailleurs marqué Monsieur Brel qui cite le vin d’Arbois dans Mon dernier repas

« Et je veux qu’on y boive
En plus du vin de messe
De ce vin si joli
Qu’on buvait en Arbois »

Hubert Félix Thiéfaine en a une vision plus festive dans La cancoillotte

« La cancan cancoillotte
C’est un mets bien franc-comtois
Tout en dansant la gavotte,
On se beurre la gueule à l’Arbois »

Apparemment, il est possible de savourer ces breuvages sans modération car un dicton jurassien certifie que « Le vin d’Arbois, plus on en boit, plus on va droit ! »

Arbois est également une patrie fromagère puisqu’elle se situe dans les zones de production du Comté et du Morbier. A ce titre, Arbois possède sa fruitière.

Egalement caractère paysager avec la Cuisance qui baigne Arbois et qui prend sa source dans un magnifique écrin : la reculée des Planches qui abrite outre les sources de la Cuisance (petite et grande sources), la grotte des Planches et la cascade des tufs.

Enfin caractère culturel car Arbois a hébergé un illustre personnage : Louis Pasteur. Sa maison a été léguée à l’Académie des sciences en 1992 par la Société des amis de Pasteur, qui l’avait reçue des descendants du grand savant en 1935. De nombreuses animations scientifiques se déroulent tout au long de l’année à Arbois.

Bref, Arbois une cité comtoise de caractère… à visiter absolument.

 

Cosmos (virage sepia) A l’heure du local, des produits régionaux, je souhaitais mettre en exergue la pratique de la macrophotographie. A quelques mètres de votre canapé, vous attend un voyage aux multiples rencontres. Pour cela, il vous suffit de vous coller derrière l’oeilleton de votre reflex armé de son objectif macro. A quatre pattes dans le gazon, des sujets par milliers et des images improbables vous attendent. Je vous propose ici mon album de voyage. La destination : les 300 m² de terrain qui bordent ma maison. Comme quoi, « Il faut cultiver son jardin » (je sais, citation candide).

Matériel utilisé : Canon EOS 40D ; EF-S 60mm macro ; jeu de tubes allonge Kenko

 

 Imaginez une photographie de la citadelle !

Dans mes songes, ça ressemblerait à un bateau échoué sur un rocher au milieu des flots. J’ai toujours rêvé de pouvoir photographier la citadelle assaillie par une brume épaisse. Jadis, j’habitais Bregille et j’ai pu contempler une fois ce spectacle lors d’une froide matinée d’hiver. Mais je n’avais pu figé ce paysage sur le capteur de mon boîtier. Depuis cette image me hantait et je surveillais régulièrement les conditions météorologiques favorables à l’apparition de la brume (chaude après-midi suivie d’une froide nuit). Ce fût le cas ce week-end.

Première tentative samedi matin. Mais aucune brume ne se forme sur les eaux paisibles du Doubs. Je me positionne donc sur le pont de Chardonnet fraîchement repeint pour saisir le reflet de la citadelle dans la rivière comtoise. Ma séance de prise de vue sera sauvée par un avironiste bien matinal et qui viendra agréablement agrémenté le paysage.

5°C, 8h30 : Y'a des motivés !

Deuxième tentative dimanche matin. Arrivé au faubourg Rivotte, quelle joie de découvrir la brume recouvrir la vallée du Doubs que je renommerai pour l’occasion vallée des songes. A la vue de ce spectacle, je m’empresse de rejoindre mon perchoir : le fort de Bregille pour y poser mon trépied. Et là, c’est le gros panard, j’en prends plein les mirettes et cette fois ci mon boîtier m’accompagne pour immortaliser le moment. J’espère que ces quelques clichés transmettent en partie la joie que j’ai éprouvé lors de ce moment.

Citadelle embrumée

L’ensemble des photographies de ce week-end mémorable à mes yeux dans l’album ci-dessous.

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