fév 142008
 

La fin et le départ approche Aïe ouille ouille. Voilà comment débute cette dernière journée. Les 7 heures de marche de la journée précédente ont laissé des séquelles. Mais toujours le même bonheur en sortant de la tente. On ne se lasse pas de ces paysages et de cette ambiance (solitude et calme).

Démarche de canard pour aller prendre le petit-déjeuner. N’exagérons pas sur le petit déjeuner. Il ne faut point être trop lourd pour marcher. Comme le dit le vieil adage il ne faudrait pas trop charger la mule.

Selon notre guide adoré, la journée sera assez paisible ; peu de dénivelé ; marche pas trop longue. Nous suivrons le lit d’un cours d’eau pendant quasiment toute la journée pour sortir du Djebel Sahro et passer l’ultime nuit au milieu d’un désert de pierres. La journée sera donc assez verdoyante (enfin tout reste relatif).

Le groupe a gagné un nouveau randonneur pour cette journée. Un des chiens errants de la deuxième nuit nous a suivi toute la journée à la recherche de quelques papouilles et surtout de nourriture. Nous avons dû la contenter car il nous suivra jusqu’au minibus qui nous ramènera à Marrakech.

Pendant ce voyage, c’est la journée la plus riche en regards échangés. La pause du midi s’est faite à proximité d’un village. Nous serons asssaillis par de jeunes marocains. Belle ambiance pour ce dernier dîner.

L’après-midi passera vite et rapidement, le désert de pierres pointe à l’horizon. Désert de pierres synonyme de dernière soirée, de dernier bivouac. Difficile de ne pas penser que le retour en France et surtout qu’un autre mode de vie est proche.

Désolé clébard hurlant mais tu ne nous suivras pas plus loin. Malgré tout tes efforts pour nous suivre jusque là, on va devoir te laisser sur le bord de la route. Sensation d’abandon. Mais tu trouveras bien d’autres touristes pour t’abreuver et te donner quelques mets européens. Pour la dernière fois, on se brosse les dents sous ce beau ciel étoilé.

Bonne nuit…

fév 132008
 

Debout Louloute, debout Louloute, debout. Après la nuit dans le froid, Loulou et Louloute ont dû affronter les animaux sauvages. Enfin sauvages, surtout pour l’amie québéquoise qui a une peur incontrôlable des toutous. Donc vous comprendrez sa petite frayeur devant la horde de chiens errants autour des tentes toute la nuit. Mais il est temps de replier la tente et d’aller prendre le petit-déjeuner. Et ce matin encore, la sortie de la tente est un véritable émerveillement.

Au programme du jour, Loulou et Louloute ont le droit à un peu de fraîcheur au fond d’une gorge. Qu’il est agréable d’entendre le bruit ruisselant de l’eau et d’apercevoir une esquisse de verdure.

Certaines profiteront du petit cours d’eau au fond de la vallée pour se laver les cheveux. Mais Loulou après avoir mis un orteil dans l’eau, il pense que le shampooing dans la rivière il ne le vaut pas alors il restera tout cracra jusqu’au retour à l’hôtel.

En parlant de miam miam, il est temps de s’arrêter autour d’une petite mare et à l’ombre de quelques palmiers.

Après le miam miam, Louloute prend un peu de repos et elle a bien raison la Louloute car la marche sera au total de 7 heures. De plus, les paysages de l’après midi sont un peu fades par rapport aux jours précédents. Alors au moment d’arriver sur le bivouac du jour, quel plaisir de constater que les tentes sont déjà montées. Et Loulou il sait dire merci en marocain alors un grand Shoukrane aux muletiers.

Epuisés, épuisés nous sommes. Alors au dodo. Pas trop froid, pas de clébard hurlant. La nuit devrait être bonne. A demain.

fév 122008
 

3ème nuit sous les tentes Étirements, bâillements… Quelle heure est-il ? 6h00. Énorme envie d’uriner. Envie qui n’a pas quitté Loulou de la nuit. Mais dehors ça gèle. Altitude 2300 mètres, température légèrement négative. Ça ne donne pas envie de mettre le nez dehors alors imaginez : aller faire pipi. En plus, rappelez-vous qu’il faut un ouvre-boîte pour sortir du sac de couchage. Vous l’aurez compris : réveil plutôt difficile pour Loulou. Et Louloute ? Louloute, c’est plus simple, il n’y a pas de réveil du tout puisqu’il n’y a pas eu de sommeil. Nuit blanche, teint blême. La Louloute a eu trop froid. Mais ça n’entame pas la joie de vivre qui anime Louloute. Première tâche de la journée pour Louloute : aller harceler les muletiers pour faire une petite promenade à dos de mule.

Tente repliée, vessie vidée, sac endossé, on est reparti. Premier objectif, atteindre le point culminant de la randonnée à 2600 mètres. Après le petit déjeuner, il est temps d’avaler ces 300 mètres de dénivelé. Montée régulière, mais Louloute accuse le coup de la nuit blanche. Première pause à mi-distance du sommet près d’un arbre magnifique. Les visages des Berbères sont marqués par le soleil et le climat parfois rude de l’Atlas leur donnant une expression et une force étonnantes. Une impression de sagesse se dégage de ces visages. On ressent parfois les mêmes sensations auprès d’un arbre. Un genévrier thurifère plus précisément.

Après la pause repas, la marche nous offre des payasages somptueux. Marche au milieu de roches volcaniques, de pitons granitiques. Lorsque les yeux se posent sur le sol, on peut trouver de nombreuses géodes (roches possédant une cavité tapissée de minéraux cristallisés – du quartz dans notre cas).

Après une longue descente mettant à rude épreuve les genoux de Loulou et Louloute, l’arrivée sur le bivouac est proche. Une fois sur place, le premier réflexe est de se poser pour boire… a cup of tea of course.

Puis, installation des tentes avant la tombée de la nuit, ou avant la noirceur pour faire un petit clin d’œil à notre Québécoise du groupe. Puis on se pose pour contempler le soleil se cacher derrière les pitons de granit.