mar 182012
 
Circuit du chat perché

Personnellement, la randonnée est avant tout une sortie nature. Mais de plus en plus, des parcours de « randonnées » urbaines apparaissent. En Bourgogne / Franche-Comté, la pionnière est Dijon avec son parcours de la chouette. Besançon n’est pas en reste. La capitale franc-comtoise a d’abord commencé par baliser de nombreux sentiers dans les collines entourant la ville. Ces parcours sont très intéressants car ils mixent cité et nature. Au départ du bitume bisontin, vous prendrez de la hauteur et troquerez l’asphalte pour la terre avec possibilité d’un petit pique nique et vue imprenable sur Besançon. La cité comtoise a inauguré, en 2011, 3 parcours strictement urbains : Battant, la ville haute et la ville forte. Comme sa voisine dijonnaise, l’itinéraire vous est indiqué par des plaques en bronze au sol.

Mais la cité qui nous intéresse aujourd’hui, c’est l’ancienne capitale comtoise : Dole qui a inauguré en juillet 2011 son circuit du chat perché. Le nom du parcours est un clin d’œil aux Contes du chat perché de Marcel Aymé qui fit une partie de ses études à Dole. Avec la collégiale Notre-Dame de Dole comme point de repère, vous partirez à la découverte du patrimoine comtois (musée des Beaux-Arts, maison natale de Pasteur, l’Hôtel-Dieu et bien sûr la collégiale) avec quelques passages insolites (le souterrain dela Grandefontaine). Si au départ, je n’étais pas un grand aficionado des randonnées urbaines leur préférant les chemins plus herbagés. L’arrivée de fiston et de sa poussette a légèrement infléchi ma position.

Bonne balade…

nov 202011
 

Cascade des tufs - Les Planches près Arbois Ma vie professionnelle m’amène régulièrement à emprunter la Nationale 83 entre Besançon et Poligny. Le long de cette route, l’église Saint-Just d’Arbois et ses pierres dorées m’ont toujours titillé la rétine. J’ai profité d’un dimanche clément d’automne pour y passer une matinée.

Arbois est récompensé du label Cité comtoise de caractère. Et quel caractère !

En premier lieu, débutons par le clocher de l’église Saint-Just. Il est plutôt atypique pour la Franche-Comté avec son aspect massif (dans le même style que le clocher de la Collégiale de Dole). Il a été érigé au XVIème siècle tandis que l’église date du XII – XIIIème siècle. Le clocher est couronné d’un carillon à 11 cloches construit en 1738. Ne disposant que de la matinée, je ne me suis pas attardé à l’église mais des articles laissent à penser que l’intérieur de l’église vaut le détour.

Caractère gastronomique ensuite. Depuis la Nationale 83, nous ne pouvons pas manquer les vignes qui entourent le village d’Arbois. Au pied du premier plateau, les vignes ont pris possession des coteaux bien exposés (l’adret), tandis que les pentes en ubac sont laissées à la forêt. Les grappes issues de ces vignes sont transformées en partie en vin jaune et en vin de paille. Une alchimie qui aboutit à de délicieux breuvages. Il a d’ailleurs marqué Monsieur Brel qui cite le vin d’Arbois dans Mon dernier repas

« Et je veux qu’on y boive
En plus du vin de messe
De ce vin si joli
Qu’on buvait en Arbois »

Hubert Félix Thiéfaine en a une vision plus festive dans La cancoillotte

« La cancan cancoillotte
C’est un mets bien franc-comtois
Tout en dansant la gavotte,
On se beurre la gueule à l’Arbois »

Apparemment, il est possible de savourer ces breuvages sans modération car un dicton jurassien certifie que « Le vin d’Arbois, plus on en boit, plus on va droit ! »

Arbois est également une patrie fromagère puisqu’elle se situe dans les zones de production du Comté et du Morbier. A ce titre, Arbois possède sa fruitière.

Egalement caractère paysager avec la Cuisance qui baigne Arbois et qui prend sa source dans un magnifique écrin : la reculée des Planches qui abrite outre les sources de la Cuisance (petite et grande sources), la grotte des Planches et la cascade des tufs.

Enfin caractère culturel car Arbois a hébergé un illustre personnage : Louis Pasteur. Sa maison a été léguée à l’Académie des sciences en 1992 par la Société des amis de Pasteur, qui l’avait reçue des descendants du grand savant en 1935. De nombreuses animations scientifiques se déroulent tout au long de l’année à Arbois.

Bref, Arbois une cité comtoise de caractère… à visiter absolument.

sept 042011
 

Musée des maisons comtoises, Panoramique musée des maisons comtoises Le gain d’une entrée gratuite sur la page Facebook du musée m’a donné la petite motivation qu’il me manquait pour me rendre à Nancray. Ça faisait un moment que je projetais de m’y rendre pour voir l’exposition photographique de The*Glint.

Le musée des maisons comtoises se situent donc à Nancray (à 15 km de Besançon) et s’étend sur 15 hectares de prairies vallonnées. Il a ouvert ses portes au public en 1988 et a été fondé par l’abbé Jean Garneret (1907-2002). Cet homme était un précurseur et parlait, avant que ce terme ne soit galvaudé, de développement durable via le lien au monde d’antan (habitations, métiers, liens sociaux, environnement). Ce musée est une véritable mine d’informations à l’heure où notre société se sent pousser une âme écologique et réaffirme une accroche à un territoire où l’homme doit s’adapter et non l’inverse. Bon trêve de bla bla, vous trouverez beaucoup plus d’informations sur le musée et ses missions sur le site officiel.

Ce jour, mon âme à moi était plutôt blotti derrière l’oeilleton de mon appareil photo. Et par cet après midi ensoleillé, mon âme a été réchauffée. Le musée offre une grande diversité de sujets photographiques : les paysages, les habitations, les matériaux aux couleurs et textures variées, les bénévoles qui font revivre les anciens métiers (rémoulage, vannerie, broderie…), les potagers, les vergers, l’étang avec ses roseaux et ses libellules. Personnellement, j’ai pris beaucoup de plaisir à photographier ce lieu et j’espère que je vous donnerai l’envie de vous y rendre. Je pense que c’est une sortie familiale de choix où la curiosité des enfants sera très sollicitée. Place aux images… Pour information, la photographie mise en avant au début de l’article est un assemblage de 5 photographies réalisées à main levée. Donc avec un minimum d’attention, il est très simple de réaliser un panorama sans trépied avec les logiciels que l’on peut trouver sur le net gratuitement (microsoft ICE, Hugin par exemple).