Sur les traces des poilus – La Tête des Faux

Lieu de départ : Parking du col du calvaire (entre le col du Bonhomme et le col de la Sclucht)
Distance : 12 kilomètres
Point culminant : 1208 mètres
Dénivelé positif : 400 mètres
Carte IGN Top25 : Colmar / Kaysersberg / Le Bonhomme / PNR des ballons des Vosges 3718OT
Où retrouver cette randonnée : Guide Franck n°14 Ballon des Vosges par Jean-Luc ThellierEditions Glénat

Durant la première guerre mondiale, la tête des faux constituait un observatoire que les Allemands et les Français se disputaient. Les combats les plus ardus et les plus meurtriers se sont déroulés en décembre 1914. Cette date marque la fin de la guerre de mouvement et l’installation de la guerre de position qui usera tant d’hommes. Le sommet de la tête des faux constituera un point chaud sur la ligne de front. Même si les combats furent moins âpres et moins meurtriers qu’au Linge ou au Vieil Armand, les cimetières, dont les morts changent de nationalité selon le versant, témoignent des affrontements. Le 2 décembre 1914, les Français prennent le sommet de la tête des Faux. Ensuite, les deux armées renforcent leurs positions à moins de 20 mètres l’une de l’autre. Profitant du froid, de la neige et du brouillard, les Allemands donnent l’assaut  de la tête des faux le 24 décembre 1914 après un pilonnage en règle des positions françaises. Cette bataille fera plus de 500 morts et ne modifiera en rien les positions des deux armées. Même si nous sommes loin des centaines de milliers de victimes des fronts de Verdun ou du chemin des Dames, on retrouve à la tête des faux cette absurdité qui veut que l’on sacrifie tant de vies pour quelques mètres de terrain gagné. Suite à cette bataille du 24 décembre 1914, les belligérants s’enfonceront sous terre et tiendront leurs positions. Autres témoins de ces affrontements, les vestiges des blockhaus et autres structures militaires. Vous trouverez sur le tracé de cette randonnée :

  • Deux anciens cimetières allemands.
  • Une station de pompage au niveau de l’étang du Devin qui permettait l’approvisionnement en eau des troupes allemandes.
  • La gare d’arrivée (1100m d’altitude) du téléphérique allemand qui était reliée au village de Lapoutroie (425m d’altitude), soit un parcours de plus de 3 km. De la gare, partait ensuite un funiculaire (« Rollbahntunnel ») vers le sommet de la tête des faux.
  • Les vestiges d’un observatoire situé sur la roche du corbeau.
  • Le cimetière français du carrefour Duchesne.
  • Et de nombreux abris ou blockhaus.

Voilà donc une belle randonnée en mémoire de cette guerre aux 15 000 000 de morts.

2 commentaires Ajoutez le votre

  1. castelnau dit :

    une montagne pleine du passé militaire et des combats  » entre nous  » Français et Allemands à la pointe de la technologie de l ‘ époque

    1. Stéphane dit :

      Les traces encore présentes laissent une drôle d’ambiance qui nous transporte facilement un siècle en arrière. Merci pour le commentaire.

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