Rendez-vous en terre andalouse

A l’arrivée des premiers frimas en Franche-Comté, nous sommes allés chercher un peu de chaleur en Andalousie et plus précisément à Séville. Ville aux nombreuses influences de par son passé romain (Séville portait alors le nom d’Hispalis), wisigoth (Hispalis devenant alors Spali), omeyyade (Spali devient Isbiliya), almohade et finalement chrétien avec la reconquête de la ville par le roi Castille Ferdinand le Saint en 1248. Le visage de la capitale andalouse sera également largement influencé par les deux expositions universelles :

  • Exposition universelle de 1992
  • Exposition ibéro-américaine en 1929

Je vous propose une petite revue des monuments visités lors de ce week-end où la chaleur aura été bien présente (température supérieure à 30°C les après-midi). Donc par ordre d’apparition.

Plaza de Toros de la Real Maestranza :

Derrière ce nom à rallonge se cache l’arène de Séville. A la base les corridas étaient un entraînement pour les guerriers avant de devenir un spectacle mortifère. L’arène de Séville compte parmi les plus grandes (13000 places) et les plus anciennes d’Espagne. Elle se visite moyennant 6€. La visite s’effectue en espagnol et en anglais (en français ou sur italien sur réservation). Pour 6€, vous accédez aux gradins pour admirer la place de mise à mort. Mais pas de chance pour nous, l’arène est en travaux et les grues défigurent l’ensemble. Ensuite, direction le « musée » où le guide vous retracera l’histoire de l’arène de Séville et de la tauromachie et où vous pourrez observer quelques toiles. Bon vous l’aurez compris je ne suis pas un grand fan de la tauromachie. Je pense que ça doit être un spectacle assez impressionnant et je peux comprendre la passion qu’il y a autour. Mais je ne peux me résoudre à accepter la torture d’un Animal pour le seul plaisir des hommes. Si on fait abstraction des joutes qui se déroulent au sein de la plaza de toros, le site est joli, tout en couleurs. A mon avis, ça vaut le coup d’aller y jeter un œil même si la visite est un peu courte.

Torre del Oro (Tour d’or) :

Cette tour qui borde le Rio Guadalquivir était autrefois l’ultime bastion d’un rempart qui courrait jusqu’au Real Alcazar. L’entrée est à 2€ (1€ pour les étudiants et accès gratuit le mardi) et permet de grimper au sommet de la tour et d’apprécier un panorama à 360° sur Seville.

Parque de Maria Luisa :

Le principal parc de Séville offre une fraîcheur bienvenue. Il a été totalement remodelé pour l’exposition ibéro-américaine. C’est à cette époque que seront construits la Plaza de Espana, les pavillons qui reçoivent désormais le musée des arts et traditions populaires et le musée d’archéologie. Le monument le plus impressionnant est de loin la Plaza de Espana avec ses deux tours de 80 mètres de hauteur. Mais cet édifice est si majestueux qu’il est étrange de trouver des tags sur ses murs et autres dégradations. Mais on en prend tout de même plein les yeux. Autre endroit à visiter, le musée d’archéologie. D’autant plus qu’il est gratuit pour les ressortissants de l’union européenne. Ce qui m’aura le plus impressionner dans les nombreuses pièces du musée, ce sont les gigantesques mosaïques. Somptueux. En face du musée archéologique, se situe le musée des arts et traditions populaires. Mais là je n’ai pas d’avis puisque nous ne l’avons pas visité. Pourtant il est également gratuit pour les ressortissants de l’union européenne. L’Espagne nous donne ici un bel exemple d’accès à la culture pour tous (enfin tous les Européens).

Le Real Alcazar (Palais royal) :

Ce palais allie le faste de l’art mudéjar et la tranquillité des jardins à la sévillane. Le mot mudéjar vient de l’arabe mudajjan, « domestiqué », qui donna, par altération en espagnol, mudéjar. C’est le nom donné aux musulmans d’Espagne devenus sujets des royaumes chrétiens après le XIème siècle, pendant la période de tolérance. L’art mudéjar alliant influences arabes et chrétiennes donne au palais royal ses somptueuses façades. Le Real Alcazar reste aujourd’hui la résidence officielle de la famille royale à Séville.

La cathédrale et la Giralda :

La cathédrale de Séville est la plus grande cathédrale gothique au monde. Elle arrive au troisième rang tout style confondu après la cathédrale Saint-Pierre du Vatican et la cathédrale Saint-Paul de Londres. Le speech de l’audioguide remis à l’entrée relate que les architectes de cette cathédrale voulaient qu’il soit dit d’eux par les visiteurs à venir qu’ils étaient fous. Pari réussi, on est estomaqué quand on pénètre dans la cathédrale par ses dimensions. C’est ahurissant. Et chaque recoin de la cathédrale révèle des trésors (retable hallucinant, peintures de Murillo, chapelle, orgue…).

Quant à la Giralda, elle permet de prendre un peu de hauteur et de contempler les toits, les flèches et les gargouilles de la cathédrale et un panorama à 360° sur Séville avec d’un côté le Real Alcazar et la Plaza de Espana et de l’autre la Plaza de Toros et la Torre del Oro. La Giralda était auparavant le minaret de la mosquée. Elle culmine à 97 mètres et fût pendant longtemps la plus haute tour du monde.

Casa de Pilatos :

Cette demeure aristocratique au style mudéjar est moins fréquentée et donc plus calme que le Real Alcazar mais n’est pas pour autant dénuée de charme. Vous aurez la possibilité de visiter soit le rez de chaussée soit l’édifice complet. La deuxième option est à privilégier. Une fois la visite de la casa terminée, promenez-vous dans les rues environnantes à la découverte des nombreuses églises du quartier.

Centre andalou d’art contemporain :

Installé sur l’île de la Cartuja qui a accueilli l’exposition universelle de 1992, ce musée occupe un ancien monastère. Au cours du XIXème siècle, le monastère reçoit une usine de faïences d’où les cheminées des fours que l’on peut entrevoir depuis l’autre rive du Guadalquivir. Ce mélange des styles donne un côté insolite au lieu. Les expositions ont bonne réputation. Les deux expositions du moment ont reçu un avis très positif de la part de Louloute.

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