juil 032011
 

Saut du Doubs

Lieu de départ : Parking du barrage du Châtelot – Le Pissoux
Distance : 14,5 kilomètres
Point culminant : 1144 mètres
Dénivelé positif : 500 mètres
Carte IGN Top 25 : Morteau / Saut du Doubs 3524OT
Où retrouver cette randonnée :

Je voulais d’abord remercier Alain pour cette randonnée. Après quelques échanges sur Flickr, nous nous sommes rapidement donnés rendez-vous au parking du barrage du Châtelot sur la commune du Pissoux. 8h30 : sac à dos en place, il est tant de descendre au pied du barrage du Châtelot. Mensurations :

  • Hauteur : 74 mètres
  • Longueur de crête : 150 mètres
  • Epaisseur à la base : 14 mètres
  • Epaisseur au sommet : 2 mètres

Il est mis en service en 1953 après 3 ans de construction. A cheval sur la frontière franco-suisse, sa gestion ne pouvait être que bilatérale. Il est détenu à 50% par EDF et à 50% par plusieurs sociétés suisses. Les 20 600 000 m3 d’eau retenus permettent une production de 100 000 MWh (environ la consommation annuelle de 30 000 foyers d’après les chiffres de l’ADEME). En temps normal, le barrage est accessible mais le plan Vigipirate en a décidé autrement. A noter aussi qu’en cas de crue, l’eau excédante passe au dessus du barrage pour s’écraser avec fracas 74 mètres plus bas. Vous pourrez trouver des photographies qui illustrent cela ici et .

Pour franchir le Doubs et la frontière franco-suisse, nous descendrons un peu plus en aval pour rejoindre un gué au doux nom de Ruelle de la truite. Puis nous monterons le long de la berge pour rejoindre le barrage mais cette fois-ci côté suisse où nous profiterons de la lumière naissante pour faire un bon break photo.

Après cette pause, nous attaquerons les 450 mètres de dénivelé pour accéder aux roches de Moron. Pendant la montée, vous pourrez aussi accéder à un point de vue intéressant sur la gauche du sentier au niveau d’un virage sur la droite. Aux roches de Moron, vous pourrez vous désaltérer ou vous rassasier à l’auberge du même nom. Pour notre part, nous avons continué notre randonnée pour longer le pied des falaises et admirer le lac depuis le belvédère du CAS puis depuis le belvédère des Recrettes.

Puis descente vers le Saut du Doubs. Attention le sentier n’est pas indiqué. Peu après le belvédère de Recrettes, vous passerez à proximité d’un chalet. A ce niveau, il faut quitter le sentier balisé pour longer la falaise, vous trouverez un sentier qui s’enfonce dans la forêt. Tout droit et vous finirez par retrouver un sentier balisé.

Le point de vue suisse du Saut du Doubs est peu spectaculaire. Pour trouver de meilleurs points de vue, il va vous falloir retourner en terre française en utilisant la passerelle Gilbert Petit Jean. Encore une fois, vous pourrez vous désaltérez dans diverses échoppes. Côté français, vous pourrez bénéficier d’un point de vue plongeant sur le saut du Doubs. A mon avis, cette vision plongeante écrase la cascade et ne rend pas hommage à ses 27 mètres. Le meilleur point de vue est au pied de la cascade (sentier non balisé et potentiellement difficile : chaussures de randonnée obligatoires).

Nous rejoignons ensuite le GR5 qui longe la rive du lac. Le sentier creusé dans la roche au niveau du goulot d’entreroche vaut le détour. Peu avant de rejoindre le barrage du Châtelot, vous pourrez atteindre une pointe rocheuse pour des dernières images du barrage et du lac de Moron (sentier non balisé – regarder bien sur votre droite pour apercevoir un semblant de sentier).

La montée des escaliers pour rejoindre le parking mettra à rude épreuve mes cuissots mais au final, ce fût une randonnée très agréable.

Vous pourrez observer les photographies d’Alain ici. Les miennes sont présentées ci-dessous.

juin 192011
 

Lieu de départ : Girmont Val d’Ajol
Distance : 10 kilomètres
Point culminant : 725 mètres
Dénivelé positif : 250 mètres
Carte IGN Top 25 : Remiremont / Plombières-les-Bains / PNR des ballons des Vosges 3519OT
Où retrouver cette randonnée : Topo-guide PR – Les Vosges méridionales à pied – Réf. P881


Le Girmont Val d’Ajol est un véritable petit coin de verdure et mérite amplement son label Station Verte. Cette commune a acquis son indépendance en 1869. Elle était rattachée auparavant à la commune du Val d’Ajol (et constituait une des plus grandes communes de France). Le Val d’Ajol reste la plus grande commune des Vosges avec 73,33 km² dont 36,4 km² de forêt.

Lors de cette petite randonnée, vous pourrez apercevoir 7 étangs et une cascade (cascade du Géhard). Ces étangs ne sont pas naturels et servaient comme réserve d’eau pour des moulins et des scieries. Avec l’arrivée de la vapeur, ces points d’eau se sont transformés en réserve à poissons.

Balade à réaliser en toute saison. Vous pouvez aussi la coupler à un petit resto entre amis à la ferme auberge de Saint-Vallier (03 29 30 62 77 – l’itinéraire passe à côté).

mai 082011
 

Rochers de Baerenbach

Lieu de départ : Col de la Schlucht
Distance : 13 kilomètres
Point culminant : 1292 mètres (Le Tanet)
Dénivelé positif : 570 mètres
Carte IGN Top 25 : Le Hohneck / Gérardmer / La Bresse / PNR des ballons des Vosges (Club vosgien) 3618OT
Où retrouver cette randonnée :

Vous partirez du col de la Schlucht, le plus haut, mais également le plus fréquenté des cols routiers vosgiens. Ce col marque également l’ancienne frontière entre la France et l’empire germanique entre 1870 et 1918. Vous trouverez d’ailleurs sur le parcours de nombreuses bornes marquées d’un F (France) et d’un D (Deutschland). Après environ 100 mètres de dénivelée, les crêtes vosgiennes et ses chaumes s’offriront à vous. Vous flânerez alors entre myrtilles (aux fleurs déjà bien passées) et bruyères ou dans des hêtraies biscornues et féeriques. Point d’orgue de cette portion sommitale : le Tanet au magnifique panorama. Vous entrez alors dans la réserve naturelle du Tanet Gazon du Faing, une des 5 réserves naturelles du parc naturel régional des ballons des Vosges. Le sentier quitte ensuite les crêtes pour descendre vers le lac vert (ou lac de Soultzeren). Ce lac d’une surface de 7,2 ha et d’une profondeur maximale de 17 mètres doit son nom à la couleur estivale de ces eaux troublées par une algue. Nous entrons alors dans une deuxième réserve naturelle, la réserve du Frankenthal – Missheimle. Vous passerez à proximité de la ferme auberge du Seestaettle et celle du Schupferen. Vous pourrez également observer la tourbière du Missheimle au pied des rochers de Wurzelstein (pierres à racines).

Avant de regagner le col de la Schlucht, vous traverserez les Hirschsteine (Rochers du cerf). Ce passage est assez similaire au sentier des roches avec des passages assez aériens et à l’ambiance alpestre. Cette traversée commence par des escaliers métalliques puis vous avancerez au cœur de la falaise. Le passage est équipé de mains courantes mais il est déconseillé par temps humide et impraticable en hiver. Un panneau déconseille ce passage aux non-initiés. Donc chaussures de randonnée obligatoires et prudence de mise. Cette traversée se termine par un escalier creusé à même la roche surmonté d’un bloc de granit à l’équilibre qui semble instable.

Dernière pause photographique au belvédère du Spitzenfels qui domine les hôtels et restaurants du col de la Schlucht.

Note : De nombreux sentiers relient les crêtes et le flanc oriental. Vous pourrez ainsi prolonger ou raccourcir cette randonnée comme bon vous semble.