Auvergne – Villes et villages

Salers :

Les toits en lauze et les murs de pierres volcaniques donnent à beaucoup de villages auvergnats un air sinistre. Alors pourquoi l’ambiance est si différente dans les rues de Salers ? Seraient-ce les Monts du Cantal visible depuis l’esplanade de Barrouze ? Ou les excellentes langues de belle-mère et les carrés de Salers ? Ou les maisons Renaissance et la pittoresque église ? C’est probablement l’ensemble qui donne à ce village son charme.

Saint-Saturnin :

Sur les bords de l’Allier, les toits et les murs gris laissent place à des tuiles rouges et à des moellons aux teintes plus méridionales. Le patrimoine de ce village a été édifié par la famille de la Tour d’Auvergne (originaire du village éponyme). Mais à l’heure du démantèlement des châteaux d’Auvergne au XVIIème siècle par le cardinal Richelieu, le château de Saint-Saturnin sera épargné car la reine Margot, propriétaire et dernière comtesse d’Auvergne, légua le château à Louis XIII et ainsi le château protégé le sceau royal sera épargné.

Quelques extraits de la plaquette de l’office de tourisme :

L’église : « Construite au XIIème siècle, l’église est la plus petite des cinq églises romanes majeures d’Auvergne. Elle s’en distingue par l’absence de chapelles rayonnantes autour du chevet. »

Le château royal : « Le château royal fut construit au XIIIème siècle par la famille de la Tour d’Auvergne. Elle en fait son fief à partir de 1281 et y établit la cour régionale d’Auvergne à la fin du XVème siècle, après de spectaculaires agrandissements et avant d’entrer dans l’Histoire de France avec ses membres les plus illustres : la Reine Catherine, la Reine Marguerite de Valois, la Reine Margot. Cette dernière en fit don en 1605 au futur Roi Louis XIII. Parfait exemple de grand château médiéval et remarquablement restauré, il témoigne de l’architecture militaire du Moyen Age : douves, remparts et chemin de ronde, tours à créneaux et mâchicoulis. Il a été agrandi et embelli jusqu’à la fin du XVème siècle. Son parc et ses jardins […] permettent de découvrir pleinement le site remarquable de Saint-Saturnin. » de Médicis et sa fille

Coudes et Montpeyroux :

Coudes aura été notre lieu de villégiature pour la deuxième partie de notre séjour grâce à l’hospitalité d’un couple d’amis et de leur père. Encore merci pour leur accueil. A proximité de Coudes, Montpeyroux se situe sur une butte en aplomb de Coudes. Montpeyroux est dominé par un donjon ouvert au public contre un dédommagement de 2,50€ par personne. Les salles du donjon n’ont pas un grand intérêt. En revanche le sommet du donjon et le panorama qu’il offre sont remarquables. Les rues du village sont également propices à la flânerie avec les nombreux artisans qui ont remplacé les vignerons qui occupaient autrefois les demeures. Coudes et Montpeyroux resteront aussi pour moi le lieu d’une ballade en jeep des plus remuantes. Un voisin de la personne qui nous accueillait est un fin mécano et a pour passion la restauration de jeeps américaines de la seconde guerre mondiale. Et il nous a permis de vérifier qu’en ce temps là, il faisait du bon véhicule : montée d’escaliers, descente vertigineuse en forêt. Mon séant s’en souvient encore.

Issoire et son abbatiale :

Le grand intérêt d’Issoire est son abbatiale Saint-Austremoine dont les murs intérieurs sont recouverts d’une magnifique décoration peinte. Outre l’abbatiale, nous serons également passés jeter un coup d’œil sur la ville depuis le sommet de la tour de l’horloge qui offre une vue agréable sur les toits de la ville et l’abbatiale. La journée étant un peu couverte, notre regard n’aura pas pu porter plus loin. Le reste de la ville est à mon goût assez anodin.

Saint-Amandin et son église :

Saint-Amandin aura juste été l’occasion d’une petite halte dînatoire avec dégustation de saucisson local auprès d’une ravissante petite église.

Besse en Chandesse :

Besse est surtout connue pour sa station de ski Superbesse. En ce qui nous concerne, c’est le marché de pays du lundi matin qui aura retenu notre attention. Les stands aux effluves diverses (truffade, charcuterie, fromages) envahissent les rues de la cité médiévale. Suit l’invasion des touristes venus se fournir en produits locaux. Ainsi, nous repartîmes de Besse les bras chargés de truffade, de fromages (Saint-Nectaire, Cantal entre deux et Fourme d’Ambert), de saucissons (avec l’offre spéciale du charcutier à la forte voix : PAS 4, PAS 5 MAIS 6 SAUCISSONS POUR 10 EUROS, OUI 6), de jambonneaux, d’andouillettes aux oignons qui te chargent l’haleine pour la journée. Enfin un vrai marché de produits locaux.

Besse s’est aussi le pays des sources, des cascades et du lac Pavin. Mais en une semaine, on n’a pas le temps de tout faire donc à l’eau la visite des beautés naturelles de Besse.

Montaigut le Blanc et les caves de Saint-Julien :

Sur les tours et détours de notre séjour en Auvergne, nous serons tombés sur le site des caves de Saint-Julien. Lieu assez improbable où un coteau est percé de multiples caves qui accueillaient autrefois des bouteilles de vins. Désormais, soit les caves sont à l’abandon, soit elles remplissent un usage de cave privée ou enfin de cave d’affinage pour les Saint-Nectaire fermiers du cru. Il est dommage que ce patrimoine ne soit pas préservé et qu’il ne soit pas visible de le visiter. Nous aurons eu la chance de rencontrer une dame venant chercher son Saint-Nectaire pour le repas du soir et qui aura pris 5 minutes pour nous ouvrir les portes de sa cave.

A proximité de Saint-Julien, Montaigut le Blanc présente fièrement son donjon.

Bort les Orgues :

Cette ville située en Corrèze est la place d’un barrage de 390 mètres de long engendrant un lac de retenue de 477 millions de m3 et long de 18 km. Le château de Val qui trônait autrefois fièrement au sommet de sa colline se retrouve aujourd’hui les pieds au bord de l’eau. Ce barrage constitue l’aménagement hydroélectrique majeur de la Dordogne. Il est associé à des barrages sur la Rhue voisine et à la retenue du lac de Lastioulles et du lac de la Crégut. L’éblouissement dû à la taille de l’ouvrage passé, la tristesse de ce monstre de béton gris prend le dessus. Cette tristesse a contaminé la ville, ou peut-être était ce le ciel gris qui se reflétait sur les murs des habitations. Quoi qu’il en soit, je n’ai pas aimé cette ville. Et ce ne sont pas les orgues de Bort qui m’ont réconcilié avec la ville.

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