Petite entorse à ma ligne éditoriale pour une bonne cause.
Le 30 août, Lactalis faisait part aux salariés de la fermeture de la fromagerie de Xertigny (dans les Vosges) au plus tard à la fin du premier trimestre 2012.
Petit historique, en 2002 Lactalis reprenait la fromagerie de Xertigny au groupe Bel avec une clause qui stipulait que Lactalis devait maintenir le site en activité pendant au moins 10 ans. 10 ans plus tard, Lactalis annonce la fermeture du site. On peut penser que dès le rachat, la date de fin était déjà connue. Quelle stratégie, quel intérêt ? Je n’ai pas la réponse même si j’ai deux trois idées. Ce qui est sûr, c’est que les hommes dans cette stratégie, on s’en fout. Et pendant ce temps, le groupe Lactalis prend possession du groupe Parmalat et devient le premier groupe laitier mondial avec environ 15 milliards de chiffre d’affaire.
Aujourd’hui, 128 emplois sont menacés. Si vous êtes sensibles à cette cause, je vous invite à rejoindre la page facebook du mouvement : Sauver la fromagerie de Xertigny, à laisser un petit mot de soutien et surtout à diffuser (l’adhésion à la page vaut signature pour une pétition).
Cet article restera en tête de mon blog tant que le combat sera en cours.

Lactalis se sert dans les fonds de l’Etat et de la région Basse-Normandie pour construire une nouvelle usine pendant que la fromagerie de Xertigny ferme. C’est honteux ! A lire dans Ouest France https://www.ouest-france.fr/actu/economieDet_-Lactalis-investit-ici-mais-ferme-ailleurs-_3634-2002406_actu.Htm
Le piquet de grève a été levé lundi 5 septembre vers 20h00 mais le combat perdure pour sauver le site ou assurer les licenciements dans des conditions décentes. Et pendant ce temps là Naincolas Sarkozy dit : « Perdre son emploi, ce n’est pas grave. Ce qui est grave, c’est de ne pas en retrouver » alors qu’il était en déplacement dans les Vosges…
Bravo pour ce billet: je ne peux qu’être à 100% d’accord. Quand s’arrêtera-t-on de penser en termes de profits, sans tenir compte des humains qui en font les frais?
Merci beaucoup Cathy.
Quelques précisions sur les raisons de ce billet. J’ai passé mon enfance à 6 km de cette fromagerie, j’y ai effectué plusieurs jobs d’été et mes parents y travaillent depuis plus de 35 ans. Voilà pourquoi, j’essaye à mon échelle de sensibiliser l’opinion. Et j’avoue que s’il n’y avait pas ce contexte, je serais resté très probablement silencieux. Même si dans mon mode de vie, j’essaye de plus en plus de privilégier le territoire dans lequel je vis pour éviter ce type de dérive.