Cascade des tufs - Arbois
Cascade des tufs – Arbois

Ma vie professionnelle m’amène régulièrement à emprunter la Nationale 83 entre Besançon et Poligny. Le long de cette route, l’église Saint-Just d’Arbois et ses pierres dorées m’ont toujours titillé la rétine. J’ai profité d’un dimanche clément d’automne pour y passer une matinée.

Arbois est récompensé du label Cité comtoise de caractère. Et quel caractère !

En premier lieu, débutons par le clocher de l’église Saint-Just. Il est plutôt atypique pour la Franche-Comté avec son aspect massif (dans le même style que le clocher de la Collégiale de Dole). Il a été érigé au XVIème siècle tandis que l’église date du XII – XIIIème siècle. Le clocher est couronné d’un carillon à 11 cloches construit en 1738. Ne disposant que de la matinée, je ne me suis pas attardé à l’église mais des articles laissent à penser que l’intérieur de l’église vaut le détour.

Caractère gastronomique ensuite. Depuis la Nationale 83, nous ne pouvons pas manquer les vignes qui entourent le village d’Arbois. Au pied du premier plateau, les vignes ont pris possession des coteaux bien exposés (l’adret), tandis que les pentes en ubac sont laissées à la forêt. Les grappes issues de ces vignes sont transformées en partie en vin jaune et en vin de paille. Une alchimie qui aboutit à de délicieux breuvages. Il a d’ailleurs marqué Monsieur Brel qui cite le vin d’Arbois dans Mon dernier repas

« Et je veux qu’on y boive
En plus du vin de messe
De ce vin si joli
Qu’on buvait en Arbois »

Hubert Félix Thiéfaine en a une vision plus festive dans La cancoillotte

« La cancan cancoillotte
C’est un mets bien franc-comtois
Tout en dansant la gavotte,
On se beurre la gueule à l’Arbois »

Apparemment, il est possible de savourer ces breuvages sans modération car un dicton jurassien certifie que « Le vin d’Arbois, plus on en boit, plus on va droit ! »

Arbois est également une patrie fromagère puisqu’elle se situe dans les zones de production du Comté et du Morbier. A ce titre, Arbois possède sa fruitière.

Egalement caractère paysager avec la Cuisance qui baigne Arbois et qui prend sa source dans un magnifique écrin : la reculée des Planches qui abrite outre les sources de la Cuisance (petite et grande sources), la grotte des Planches et la cascade des tufs.

Enfin caractère culturel car Arbois a hébergé un illustre personnage : Louis Pasteur. Sa maison a été léguée à l’Académie des sciences en 1992 par la Société des amis de Pasteur, qui l’avait reçue des descendants du grand savant en 1935. De nombreuses animations scientifiques se déroulent tout au long de l’année à Arbois.

Bref, Arbois une cité comtoise de caractère… à visiter absolument.

12 thoughts on “Arbois : cité comtoise de caractère… Et quel caractère

  1. Bonsoir Stéphane,
    Bravo pour la qualité des photos de ton blog, mais également pour la qualité des textes qui les accompagnent. C’est également une mine d’itinéraires de randonnées. Superbe travail.

    1. Merci beaucoup Fabrice. Je suis allé faire un tour sur ton blog. De bien jolis clichés également. J’y reviendrai en prenant mon temps prochainement.

    1. Oui énormément de jolis coins à photographier. La Comté est belle, tu as bien raison d’y envisager un nouveau séjour. Après tout Lyon ce n’est pas si loin 😉

    1. La cité et la reculée d’Arbois sont moins illustres que celles de Baume les Messieurs mais elles valent assurément le détour. Merci pour ton passage Fanny.

  2. Cet article donne bien envie d’aller visiter le village, et j’ai bien aimé les citations (particulièrement le dicton du Jura). Et comme Arbois a le bon goût de posséder une gare (en fait, deux, dont une n’est plus desservie, Mesnay-Arbois), ça sera chose facile 🙂

    1. Encore une fois merci. Je n’ai pas pris le temps de mettre en exergue tous les attraits d’Arbois. Je pense notamment à la vigne mais ça me donne une raison pour y revenir.

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