Le Rudlin – Réserve naturelle du Tanet Gazon Faing

Lieu de départ : Au niveau de l’étang des dames sur la commune du Valtin (Vosges)
Distance : 14 kilomètres
Point culminant : 1303 mètres
Dénivelé positif : 650 mètres
Carte IGN Top25 : Le Hohneck / Gérardmer / La Bresse / PNR des ballons des Vosges (Club vosgien) 3618OT
Où retrouver cette randonnée : Randonnées vers les lacs et cascades des Vosges par Anne et Jérôme Renac – Editions Glénat

Au départ du village du Valtin et plus précisément de l’étang des dames, nous allons nous rendre aujourd’hui sur la réserve naturelle du Tanet – Gazon du Faing créée en 1988 sur 3 ensembles végétaux : la forêt d’altitude, les tourbières et les hautes-chaumes. Les hautes-chaumes kézako ? Une haute-chaume est une lande basse prenant parfois l’allure d’une pelouse. Les flores dominantes y sont la callune, la myrtille (ou brimbellier en vosgien) et l’airelle. Mais on y rencontrera aussi des plantes typiques des Alpes (Anémone des Alpes) ou des Pyrénées (Angélique des Pyrénées).

Là-haut (la réserve culmine à 1303 mètres), les conditions climatiques peuvent être assez hostiles. Les courbes thermiques sur les crêtes vosgiennes sont homologues à celle de Reykjavik (capitale de l’Islande) et on y rencontre l’effet de crête. Sous ce terme, on désigne les vents d’ouest qui prennent souvent l’allure de tempête avec pour conséquence une pénétration profonde du gel dans le sol en hiver et une fréquence importante du cycle gel – dégel. En conditions anticycloniques, ces vents possèdent un effet desséchant. Cet effet de crête est maximal quand la crête se positionne perpendiculairement aux vents dominants. C’est le cas pour le Tanet et le Gazon du Faing.

L’origine des pelouses des hautes-chaumes est en partie naturelle (on parle de haute-chaume primaire). En effet, l’étude des pollens (palynologie) et des sols démontrent que depuis la disparition des calottes de glace il y a 12000 ans, la forêt ne s’est jamais établie au dessus de 1250 mètres (alors qu’elle peut monter jusqu’à 2000 mètres dans les Alpes – une preuve de la rudesse climatique qui peut régner sur les crêtes vosgiennes). En dessous de 1250 mètres, on parle de haute-chaume secondaire. Leur origine est à rechercher dans le déboisement pratiqué par les bergers – fr,omagers (ou marcaires en vosgien) au Moyen-Âge.

Parvenu au Tanet, vous pourrez si vous le voulez vous rassasier à la ferme-auberge du Gazon du Faing ou alors pique-niquer sur un des rochers dominants le lac des truites (ou lac du Forlet où vous pouvez également trouver une auberge). Il s’agit du plus élevé des lacs vosgiens (1065 mètres). Vous pourrez aussi contempler les jonquilles qui pointent seulement leur nez une semaine après la fête des jonquilles à Gérardmer.

Après le repas, nous aurons fait un petit détour pour atteindre des belvédères sur le lac noir puis le lac blanc. Ce crochet ne s’impose pas forcément, vous pouvez parfaitement rester sur la chaume pour redescendre ensuite vers le Rudlin.

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