Maroc – Deuxième jour de marche

[singlepic id=408 w=600 h=600 mode=web20 float=center]Étirements, bâillements… Quelle heure est-il ? 6h00. Énorme envie d’uriner. Envie qui n’a pas quitté Loulou de la nuit. Mais dehors ça gèle. Altitude 2300 mètres, température légèrement négative. Ça ne donne pas envie de mettre le nez dehors alors imaginez : aller faire pipi. En plus, rappelez-vous qu’il faut un ouvre-boîte pour sortir du sac de couchage. Vous l’aurez compris : réveil plutôt difficile pour Loulou. Et Louloute ? Louloute, c’est plus simple, il n’y a pas de réveil du tout puisqu’il n’y a pas eu de sommeil. Nuit blanche, teint blême. La Louloute a eu trop froid. Mais ça n’entame pas la joie de vivre qui anime Louloute. Première tâche de la journée pour Louloute : aller harceler les muletiers pour faire une petite promenade à dos de mule.

Tente repliée, vessie vidée, sac endossé, on est reparti. Premier objectif, atteindre le point culminant de la randonnée à 2600 mètres. Après le petit déjeuner, il est temps d’avaler ces 300 mètres de dénivelé. Montée régulière, mais Louloute accuse le coup de la nuit blanche. Première pause à mi-distance du sommet près d’un arbre magnifique. Les visages des Berbères sont marqués par le soleil et le climat parfois rude de l’Atlas leur donnant une expression et une force étonnantes. Une impression de sagesse se dégage de ces visages. On ressent parfois les mêmes sensations auprès d’un arbre. Un genévrier thurifère plus précisément.

Après la pause repas, la marche nous offre des payasages somptueux. Marche au milieu de roches volcaniques, de pitons granitiques. Lorsque les yeux se posent sur le sol, on peut trouver de nombreuses géodes (roches possédant une cavité tapissée de minéraux cristallisés – du quartz dans notre cas).

Après une longue descente mettant à rude épreuve les genoux de Loulou et Louloute, l’arrivée sur le bivouac est proche. Une fois sur place, le premier réflexe est de se poser pour boire… a cup of tea of course.

Puis, installation des tentes avant la tombée de la nuit, ou avant la noirceur pour faire un petit clin d’œil à notre Québécoise du groupe. Puis on se pose pour contempler le soleil se cacher derrière les pitons de granit.

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