La première carte sur l'agritourisme à l'Ile de La Réunion, présentant tous les gites ruraux, les chambres d'hôtes, les activités, les ventes de produits, issus du monde rural.
Pour profiter d’un moment bronzette ou baignade sur l’une des belles plages de La Réunion, protégées par la Réserve naturelle marine, découvrez les principaux sites touristiques, les hébergements, les activités nautiques et les restaurants de la ville de Saint-Leu.
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En français et en anglais. Carte touristique de la ville de Saint-Paul, comprenant les hébergements touristiques principaux, les activités de loisir, les pistes cyclables, les restaurants, les lieux culturels, les départs de balades / randonnées … et de nombreuses informations utiles.
Contexte et origine de la réflexion
L’origine de cet article réside dans une interrogation portée par le Président de la Fédération Réunionnaise du Tourisme concernant le supposé classicisme éculé de l’expression graphique attachée à la carte touristique. Sa préoccupation étant de différencier son établissement des offres « normalisées » du domaine, l’idée de repenser la carte touristique de La Réunion a pris place au sein de son association.
Peut-on échapper à la représentation plus ou moins « standardisée » de la carte à l’usage des « voyageurs », comme l’on disait autrefois, ou plus simplement des touristes, aujourd’hui ? Curieuse question adressée au géographe pour lequel la carte est un objet et non pas un sujet au sens ontologique. Elle ne s’autofabrique pas, comme elle n’invente pas non plus son évolution. La carte reste la simple expression graphique d’une information géolocalisée, ici, en rapport avec le champ touristique.
« L’esprit » de l’offre de cette activité ne réside donc pas dans la carte mais bien en amont dans les structures qui définissent les politiques et les stratégies touristiques en tenant compte d’une réalité spatiale incontournable : les caractères écologiques et socio-culturels du territoire mis en tourisme. En précisant cette posture épistémologique, nous ne cherchons pas à éluder le questionnement mais à le replacer dans une logique scientifique cohérente.
Objectifs et cadre analytique
Le début de notre parcours essaye de cerner le « code génétique » de la carte touristique afin d’en établir un modèle général. Cette première étape n’est pas spatialement contextualisée, contrairement à la suivante qui envisage la généalogie de la carte touristique de La Réunion. L’objectif est d’établir la synchronicité entre l’évolution de l’information géographique liée au tourisme, sa formulation cartographique et les différentes séquences du développement de cette activité à La Réunion, la carte en constituant une autobiographie significative.
La dernière partie de notre itinéraire nous conduit à examiner les transferts repérables ou possibles entre la carte « sur » le tourisme, expression des universitaires, et la carte « dans » le tourisme, expression des acteurs du tourisme (institutions et sphère privée).
Génétique et développement des cartes touristiques
Avant d’analyser le corpus des cartes touristiques de La Réunion, il nous semble intéressant de cerner la génétique de cet objet, du moins d’essayer d’en cerner le « code » pour comprendre son fonctionnement et les attentes légitimes que l’on peut en espérer. La carte touristique trouve son origine de manière implicite dans la rencontre entre une offre touristique et une demande en tourisme. Les visiteurs d’une destination pratiquent pour la plupart d’entre eux un nomadisme de circonstance, cherchant à découvrir les lieux de caractère et les activités proposées par les producteurs locaux de l’offre touristique.
Les mobilités qui accompagnent ces pratiques nécessitent de s’orienter, de se situer et de localiser les objectifs de ses déplacements, toute chose, somme toute, très classique dans le b.a.-ba de l’itinérance touristique et à laquelle le document cartographique se doit de répondre. La nécessité de se localiser et d’orienter ses itinéraires de découverte implique généralement le recours à la carte y compris dans son expression la plus édulcorée.
Cette utilité basique est d’ailleurs « naturellement » reconnue par la plupart des intervenants du secteur (agence de voyage, hôteliers, organisateurs de circuits, offices du tourisme) qui joignent aux multiples dépliants proposés à leur clientèle une carte des sites à visiter ou/et des plans de ville pour se repérer.
Fonctions et structuration des cartes
Le recours à l’outil cartographique pour valoriser l’expérience du voyage tacitement acquis de part et d’autre du couple offre-demande, nous pouvons explorer brièvement les pratiques usuelles attachées à la carte touristique du point de vue de l’utilisateur. La première fonction du document est de lui permettre de se localiser de « plain-pied » dans l’espace qu’il découvre et de situer par une vision globale les principaux lieux qu’il se doit de visiter.
Cette phase préliminaire lui permettant de fixer sa place dans le lieu, le conduit également à situer les différentes places inscrites dans l’agenda de son voyage afin de les agencer en fonction des contraintes topographiques et topologiques identifiées sur la carte, selon une mobilité circulatoire qui emprunte généralement une forme linéaire et ponctuée.
La fonction première de la carte est donc de répondre à la question du « où ? » : où suis-je dans l’espace, où se trouve tel ou tel autre lieu à visiter, à quelle distance, en combien de temps ? L’incapacité assumée de la carte à répondre de manière exhaustive aux autres questionnements façonnant la déambulation conduit ses concepteurs à faire un choix pour sélectionner les informations jugées nécessaires.
La richesse de l’information portée sur la carte dépend d’abord de l’échelle retenue et donc du format éditorial adopté par les auteurs. Pour La Réunion, la carte doit exposer l’ensemble de l’île sur une seule feuille, facile à manipuler et d’un encombrement minimal, une fois repliée. Le format 50 x 60 cm est un compromis souvent privilégié par les offices du tourisme ou par les acteurs institutionnels chargés de la promotion de l’activité.
Il permet de dresser une carte (pour La Réunion) à l’échelle du 200 000 au 300 000 dont le fond porte les grands traits du relief aisément identifiables par l’observateur. Trois données thématiques apparaissent de manière récurrente et constituent pour les opérateurs touristiques le minimum indispensable : l’itinéraire, les points relais et le potentiel des activités de loisirs.
La combinaison réussie de ces catégories doit offrir à l’utilisateur une très bonne lisibilité des informations portées sur la carte. Les données attachées à l’itinéraire correspondent aux différents réseaux de circulation avec les routes principales en rouge, les routes secondaires et les chemins à caractère touristique.
Si les tracés des sentiers de randonnée sont présents sur la carte générale, leur signalétique discrète impose souvent de les détailler sous forme de zooms cartographiques disposés à l’intérieur des guides. Ponctuant ces lignes touristiques potentielles, les « points relais » constituent l’ensemble des centres urbains et des bourgs.
Depuis les années 2000, certaines publications marquent les villes principales en délimitant leur extension ou en variant la forme des signes graphiques. La troisième thématique est celle qui peut entraîner un « épaississement » de la carte avec l’inventaire des hébergements et des activités de loisirs, les icônes devant être lisibles et immédiatement compréhensibles.
Édition, production et influence du marketing
Disposant d’un cahier des charges, les offices du tourisme font appel à des agences spécialisées et studios de création, qui disposent de banques de données pour inscrire leurs propositions dans un cadre conventionnel reconnu. Le décalage entre l’attente institutionnelle et la proposition finale est résolu par l’argumentaire du discours marketing lors des réunions de concertation.
Par une dynamique de rétroaction, la réplication régulière d’un modèle originaire, retouché pour l’adapter, contribue à l’institution du modèle comme référence incontournable et fonctionnelle. Cette hypothèse explique un formatage fréquent des objets du marketing touristique, la carte faisant partie.
La diffusion numérique et les outils comme Google Maps modifient les pratiques et les perceptions culturelles de la carte à l’échelle mondiale. Les opérateurs touristiques doivent repenser la fonctionnalité des supports matériels de leur communication territoriale.
Perspective diachronique et retour d’expérience
La collection des cartes touristiques pour cet espace insulaire compose une forme d’autobiographie de l’activité touristique, avec des racines identifiables au milieu du XIXe siècle. La Réunion ne déroge pas à la segmentation de l’histoire du tourisme proposée par les historiens pour l’Europe. En observant les filiations entre mythes et image touristique, on peut situer les racines de la « fabrication » de l’image de l’île aux origines du peuplement.
La diffusion numérique et les pratiques contemporaines redéfinissent les enjeux de la carte touristique, en particulier le rôle des cartes comme médiateur entre offre et demande et comme outil d’orientation dans des espaces à la fois écologiques et socio-culturels.
Tableau récapitulatif des éléments clés
| Elément | Description |
|---|---|
| Portée | Île de La Réunion, villes Saint-Leu, Port, Saint-Paul |
| Éléments cartographiques | Itinéraires, points relais, activités de loisirs, hébergements |
| Échelle fréquemment utilisée | 50 x 60 cm, 200 000 - 300 000 |
| Utilité | Localiser, planifier, orienter le voyage |

Belvédère de Takamaka sur l'île de la Réunion, une vue imprenable
La carte touristique est ainsi une autobiographie de l’activité touristique, reflétant les choix des acteurs locaux et les besoins des visiteurs dans un cadre écologiquement et culturellement informé.