août 152011
 

Quai de Vauban - Besançon (effet de zooming)

Quai Vauban - Besançon (HDR)

Le zooming (ou explozoom) est une technique qui permet de focaliser le regard sur le centre de la photographie qui est la zone qui restera nette tout en donnant un effet dynamique. Cette technique se réalise entièrement à la prise de vue et ne nécessite pas de post-production.

Le matériel nécessaire:

  • Tout appareil photo avec un zoom à réglage manuel de la focale via un barillet
  • Un trépied (car la pose sera le plus souvent longue)

Réglage du boîtier:

  • Priorité vitesse en réglant une vitesse de 1 seconde ou plus
  • Mise au point manuelle
  • Réglage ISO : 100 dans la mesure du possible afin d’éviter la montée du bruit
  • Si vous pouvez relever le miroir, ne vous en privez pas
  • Activez la réduction du bruit en pose longue si vous disposez de cette option

Il ne reste plus qu’à procéder à la prise de vue. Le principe est simple, tourner délicatement le barillet du zoom en déclenchant l’obturateur. Après vous disposez de pas mal d’options qui vont faire varier le rendu de la photographie :

  • La vitesse à laquelle vous tournez le barillet de zoom qui fera varier l’intensité de l’effet. Mais vous devrez tourner le barillet à une vitesse la plus constante possible afin d’obtenir un effet homogène.
  • Le moment où vous zoomez ou dézoomez. Si vous voulez disposez d’un « fond net », vous pouvez déclencher le zoom à mi-pose (c’est le cas pour la photographie présentée ci-dessus).
  • L’utilisation du flash qui peut permettre de figer un instant.
Essayez mais n’en abusez pas. Posez vous la question si ce traitement apporte quelque chose. Dans le cas de la photo présentée, je trouve que le zooming permet de focaliser le regard sur la bande enherbée et sur les personnes sur le banc et enfin de casser un peu le classicisme du quai Vauban.
A vos appareils…
Si vous souhaitez échanger sur cette technique, les commentaires sont là pour ça et j’apprendrai certainement des choses…

 

mai 182011
 

Salines royales d'Arc et Senans

La saline royale d’Arc et Senans a été inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO en 1982. En 2009, les salines de Salins les Bains ont rejoint les salines royales pour former un ensemble reconnu par l’UNESCO.

A une époque où les réfrigérateurs n’étaient pas très répandus, l’utilisation de sel constituait l’un des seuls moyens de conservation des aliments. Il intervenait également dans la transformation de nombreux produits de première nécessité (comme le traitement des peaux). En Franche-Comté, le sel est qualifié d’ignigène, c’est-à-dire obtenu à partir d’une source de chaleur artificielle en l’occurrence le feu. En Franche-Comté, l’eau qui ruisselle au milieu des calcaires vient se charger en sel auprès de gisements salifères. A Salins les Bains, cette saumure (eau chargée en sel) était pompée pour être placée dans de grands poêles où les ouvriers des salines vont assurer l’évaporation de l’eau afin de concentrer la teneur en sel jusqu’à cristallisation de ce dernier. Mais ce procédé est très gourmand en bois. Ce dernier commence à manquer à partir du XVIème siècle et surtout à partir du XVIIème. A tel point que l’exploitation du sel à Salins les Bains devient déficitaire. En 1678 (traité de Nimègue), la Franche-Comté devient française et Louis XIV décide de construire une nouvelle saline afin d’améliorer le rendement de la production de sel en Franche-Comté et ainsi les retombées via la gabelle, l’impôt sur le sel. Cette nouvelle usine sera construite en lisière de la forêt de Chaux sur la commune d’Arc et Senans afin de résoudre les problèmes d’approvisionnement en bois. Si le bois se trouvait à proximité, les sources d’eau salée restaient à Salins les Bains. Il a donc fallu construire une canalisation, appelée saumoduc étant donné la saumure qu’elle transportait. Deux saumoducs parallèles de 21 km de long ont été construits. Ils suivaient le cours de la Furieuse puis de la Loue. Ce parcours est connu aujourd’hui sous le nom de chemin des Gabelous qui étaient les agents en charge de la surveillance de la contrebande du sel. Ces saumoducs étaient à l’origine constitués de troncs de sapins évidés emboîtés les uns dans les autres. L’ensemble de la construction a nécessité 15000 sapins de la forêt de Chaux (le sapin avait l’avantage d’avoir des troncs très linéaires). Cependant les fissures naturelles des troncs et les outrages du sel font qu’environ 30% de la saumure était perdue le long du trajet. Ces fragments de troncs évidés appelés « bourneaux » ont été ensuite remplacés par des conduites de fonte.

C’est Claude Nicolas Ledoux qui fût en charge de la construction de la nouvelle saline royale. Son œuvre constitue l’une des seules industries à avoir été construites avec autant d’application que les monuments et les châteaux. Réalisée entre 1775 et 1779, elle se caractérise par le regroupement sur un même site de l’unité de production et de l’habitat ouvrier bien avant les cités ouvrières de la révolution industrielle. Dans la tête de Claude Nicolas Ledoux, la saline royale d’Arc et Senans s’inscrit au sein d’une ville utopique où l’architecture de chaque bâtiment devra révéler sa fonction (Source : La Saline royale d’Arc-et-Senans – Nouvelles Éditions Scala)

Mais la meilleure manière d’en apprendre sur cette saline, c’est d’aller la visiter. Par exemple entre le 24 juin et le 23 octobre 2011, période pendant laquelle se déroule le 11ème festival des jardins sur le thème : Le goût du monde, du potager du roi aux jardins ouvriers (le diaporama suivant présente quelques clichés de l’édition 2010).


mai 142011
 
Citadelle et Besançon depuis la colline de Bregille

La topographie assez spécifique de Besançon, située dans le méandre du Doubs, représentait une gageure importante pour Vauban. La réalisation forme avec les fortifications du XIXe siècle un ensemble de premier ordre. La citadelle, implantée sur l’éperon rocheux qui ferme le méandre du Doubs, est construite entre 1668 et 1683. Acquise par la ville en 1959, elle est la seule citadelle de Vauban ouverte au public et abrite des musées, des expositions et un zoo. Le Fort Griffon est construit par Vauban entre 1680 et 1684 sur l’enceinte de Battant. L’institut Universitaire de Formation des Maîtres (IUFM) y est installé. L’enceinte de la boucle du Doubs et ses tours bastionnées sont édifiées en 1687. Les tours reçoivent leur couvrement actuel au XIXe siècle. L’ensemble de l’enceinte urbaine est bâti de 1677 à 1695. Les casernes de la ville sont construites entre 1680 et 1848. Cinq lunettes avancées « à la d’Arçon » sont bâties après 1791, dont trois subsistent. Au XIXe siècle, des forts détachés entourent la ville fortifiée. Extrait du site de l’UNESCO

La citadelle de Besançon a été inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO depuis le 7 juillet 2008. La citadelle domine la vieille ville enlacée par la boucle du Doubs et vient la verrouiller. Le monument surplombe la ville d’environ 100 mètres mais la citadelle est elle-même dominée par les forts situés sur les collines de Bregille et de Chaudanne.

Son édification a débuté sous la dynastie des Habsbourg à une époque où la Franche-Comté était espagnole. L’ouvrage a été poursuivi par le célébrissime Vauban suite à la conquête de la Franche-Comté par Louis XIV.

Rapidement dépassée par les progrès de l’artillerie, elle n’assumera que peu ses fonctions défensives. Lors de la Seconde Guerre Mondiale, elle sera le théâtre des exécutions des ennemis au régime nazi. Parmi les exécutés, Henri Fertet, jeune résistant de 17 ans. Si Nicolas Sarkozy a rendu célèbre la lettre de Guy Mocquet, Henri Fertet a également laissé un témoignage peut être trop long pour être appris par cœur mais à mon avis encore plus émouvant. Vous pourrez le lire ici.

En 1959, la ville devient propriétaire du site et le dédie au tourisme et à la mémoire. Aujourd’hui la citadelle accueille plusieurs musées :

  • Le jardin zoologique
  • L’insectarium
  • L’aquarium
  • Le noctarium
  • Le climatorium
  • Le parcours de l’évolution
  • La p’tite ferme
  • Le musée de la résistance et de la déportation du Doubs
  • Le musée comtois

Plus d’informations sur le site de la citadelle.