La file d'attente commence en partie extérieure jalonnée de quelques expériences « crétines ». À l'intérieur du pavillon, la file d'attente parcourt un « musée crétin » en deux parties, une « salle des tableaux » et un « cabinet de curiosités », où sont exposés des œuvres célèbres détournés par les Lapins Crétins et des objets et inventions insolites. Les Lapins Crétins ont détraqué une machine à laver pour voyager d'époque en époque, munie d'un cadran lumineux avec plusieurs dates tirées de la DeLorean dans la trilogie Retour vers le futur.
Lors de chaque époque traversée, les visiteurs découvrent que leurs gags sont à l'origine des principaux changements de l'histoire de l'humanité. Les visiteurs, munis de lunettes 3D, se déplacent successivement d'une scène à l'autre assis dans des trains de 15 places thématisés en sièges de toilettes dotés d'effets embarqués (vibrations, mouvements verticaux, jets d'air…).
La transition d'époque en époque (déplacement d'une scène à l'autre) se fait avec des effets visuels de vortex spatiotemporel. Après avoir franchi un « sas de décrétinisation » en sortie du parcours, les visiteurs accèdent à une boutique, qui permet d'acheter des souvenirs liés aux Lapins Crétins, dont la photocapture prise dans la file d'attente. En 2014, La Machine à voyager dans le temps remporte le prix de la meilleure attraction au monde (« Thea Award for Outstanding Achievement ») de la Themed Entertainment Association (TEA) à Los Angeles.
Concept et expérience immersive
Le parcours combine une narration humoristique autour des Lapins Crétins et des éléments de science-fiction empruntés à des classiques de voyage temporel. Chaque étape est conçue comme une mini-scène où gags visuels et références culturelles s’entrelacent pour révéler que les actions comiques des personnages mènent à des réécritures de l’histoire.
Les visiteurs portent des lunettes 3D pour renforcer l’illusion et suivent un itinéraire guidé par des trains thématisés, installés comme des wagons insolites. Ces wagons, disposés en format 15 places, créent une expérience collective où l’humour et l’étrangeté des situations s’enchaînent sans interrompre le flux narratif.
Les éléments muséographiques et ludiques
Le musée crétin se déploie en deux sections: la « salle des tableaux » et le « cabinet de curiosités ». S’y exposent des œuvres célèbres détournées par les Lapins Crétins et des objets insolites, créant un amalgame entre l’art et l’humour absurde. La scénographie met en valeur les mécanismes de la machine loufoque et les dérapages temporels, tout en rappelant une certaine culture pop associée à la saga Retour vers le futur.
Le dispositif narratif exploite des transitions visuelles de vortex spatiotemporel pour marquer les passages entre époques. Le sas de décrétinisation agit comme une porte symbolique vers la suite du parcours et la boutique souvenir, où les visiteurs peuvent acquérir des objets thématiques et la photocapture réalisée en file d’attente, consolidant l’expérience comme un souvenir tangible.
Réception et distinctions
En 2014, La Machine à voyager dans le temps a reçu le Thea Award for Outstanding Achievement de la Themed Entertainment Association (TEA) à Los Angeles, récompensant l’exceptionnelle qualité de l’attraction et son apport à l’industrie du divertissement et des parcs à thèmes. Cette reconnaissance souligne l’équilibre entre humour, narration et engineering autour de la thématique temporelle et des personnages emblématiques des Lapins Crétins.
Aspects techniques et narratifs
- Intégration d’un cadran lumineux inspiré des codes temporels célèbres pour guider les sauts d’époque.
- Utilisation d’effets embarqués dans les wagons thématisés (vibrations, mouvements, jets d’air) pour intensifier l’immersion.
- Transitions visuelles par vortex spatiotemporel afin d’assurer une fluidité narrative entre les scènes.
- Interactions avec des objets et œuvres détournés, mêlant art et humour décalé.
- Dimension interactive via la photocapture et l’achat de souvenirs, prolongeant l’expérience hors du parcours.
