Plombières-les-Bains : sinistre cité au si riche passé

Plombières-les-Bains, ville thermale vosgienne visitée par Louis XV, Beaumarchais, Voltaire, Napoléon III, Montaigne et déjà par les Romains qui s’y arrêtèrent lors de la conquête des Gaules pour se faire un petit sauna et qui sont à l’origine de l’activité thermale de la ville. Enfin, Plombières doit surtout cela à la géologie qui a doté la ville de 27 sources d’eau chaude (84°C pour la plus chaude, autant vous dire que l’hiver les trottoirs fument). Plombières-les-Bains est donc une cité au passé illustre mais qui me marque surtout par son côté sinistre. En effet, nous sommes désormais loin des années glorieuses de Plombières-les-Bains. Les thermes sont sur le déclin même si venir se faire suer dans une étuve romaine a toujours son charme. La ville se situe dans une zone sinistrée au niveau économique (ce n’est pas la fermeture de la fromagerie de Xertigny qui va améliorer la donne). Les commerçants de Plombières ont les fins de mois difficiles et de nombreuses devantures font pâle figure.

Plombières est également surnommée la ville aux milles balcons. Mais au cours des années, ils ont pris une couleur rouille. Dans cette ville, même les lichens qui poussent sur les murs ont une couleur rouille.

Enfin on termine par mon ancien collège. Il fût bâti entre 1898 et 1905 et était initialement un hôtel de style art nouveau. Hôtel Métropole puis Hôtel du Parc puis hôpital militaire durant la seconde guerre mondiale puis collège du Parc puis rien. Son avenir balance entre réhabilitation et démolition. Ce qui apparaît certain, c’est qu’il est urgent d’agir. Il y a environ 20 ans, j’arpentais les couloirs de ce bâtiment. A cette époque, le troisième étage était déjà condamné et les parquets montraient de sérieux signes de fatigue. Je n’ose imaginer l’état de l’intérieur après plus de 10 ans d’abandon.

C’est cet aspect morose et sinistré que je souhaitais photographier. C’est ma vision subjective de la ville. Toutefois, la ville garde son charme. A vous de venir vous faire votre avis !

27 Replies to “Plombières-les-Bains : sinistre cité au si riche passé”

  1. Janna dit :

    Bonjour,

    Nous venons de découvrir Plombières. Nous sommes arrivés par hasard dans cette ville et dès que nous y sommes entrés, elle nous a impressionnés. Nous avons bien ressenti que cette ville devait être vraiment splendide dans le passé, mais presque tout ce que nous yeux observaient était en ruines. De merveilleux immeubles abandonnés avec un charme attirant. Même si l’abandon est partout, Plombières reste une ville qui fait rêver d’un grand passé.
    Merci pour ce blog, nous avons lu vos impressions avec plaisir 🙂

    Rémi et Janna

  2. Ludovic dit :

    bonjour

    je viens d’acheter une maison à Plombières les Bains: je suis tombé sous le charme de cette petite ville et je ne suis pas le seul vu qu’il y a d’autres qui ont fait de même 😉 Plb est en train de remonter la pente petit à petit et la municipalité actuelle prend le taureau par les cornes et améliore les choses dans la mesure de ses moyens. 43 associations font aussi de leur mieux pour réhabiliter et faire vivre leur ville avec des animations et de petits travaux bénévoles 🙂 L’église est en rénovation et il y a d’autres chantiers en court dans la ville: Plombières les bains est en train de revivre et certes, ça prend du temps mais comme on dit: qui va lentement va sûrement 😉

    • Stéphane dit :

      Bonjour,
      J’y passe encore régulièrement. Notamment visité les thermes Napoléon pour les journées du patrimoine. Je vois les avancées et tant mieux même si étant donné la localisation, le dynamisme passé a peu de chance d’être retrouvé.

  3. Marie dit :

    Je suis tombée amoureuse d’une maison à vendre à Plombières. Je ne connais pas grand-chose de la vie au quotidien dans cette petite ville, mais votre présentation est un peu… Triste. Elle ne m’a pas découragée, mais je m’interroge sur l’avenir de l’endroit, et de tant d’autres localités qui ne semblent vivre que de souvenirs. Pourtant, à l’ère du numérique, du télétravail, etc., rien ne justifie vraiment qu’on les quitte massivement…

    • Stéphane dit :

      Combien d’emplois par télétravail. Cette région, c’était le tourisme (thermes) et l’industrie. Le déclin de l’emploi à entraîné le déclin de cette ville. Mais elle garde du charme. C’était un parti pris pour cette série.

  4. Laurence dit :

    J’ai passé toutes mes vacances d’été à Plombières les Bains avec ma grand-mère qui était native des Granges de Plombières, je n’y étais pas revenue depuis 40 ans !!!!! Je trouve que vos photos résument parfaitement ce que j’ai ressenti en y revenant. Je vois des antiquaires partout, j’ai tout de même réussi à acheter du pâté lorrain mais je ne peux faire l’impasse sur la splendeur déchue, tous ces hôtels qui n’existent plus !!!! Le Riviera je l’ai connu, je ne suis pas un dinosaure mais j’aimais cette ville, aujourd’hui, quand je suis repassée devant l’Hôtel du Parc, j’aurais pu pleurer de rage et de tristesse infinie.
    Plombières va rester dans mes souvenirs comme la ville qui m’a tant fait rêver, mais oui, le déclin est partout et un grand bravo pour vos photos.

    • Stéphane dit :

      Je n’ai jamais connu le faste des curistes en nombre. Depuis mon enfance, la ville est en déclin et vivote tant bien que mal. Mais les trésors sont encore là. Et il restera toujours des pâtés lorrains. Ce mets ne peut pas trépasser (si vous saviez ce que j’adore ça, ma maman m’en prend à chaque fois pour que j’ai toujours un petit bout des Vosges dans mon congélateur).

      Merci pour votre passage.

  5. Monique Boussel dit :

    huit jours sur Val d’Ajol nous ont permis de nous promener dans les environs. et à Plombière, quel bonheur de nous promener dans le très joli parc situé au dessus de ce bel ancien hôtel, hôtel qui m’a laissé un merveilleux et malheureux souvenir. le parc est très bien organisé pour une promenade sportive pour les enfants ou les grands et pour les grand-mère dont je fais partie. Très belles photos que vous laissez là, et qui me font un énorme plaisir.

  6. Brieuc Matagne dit :

    Ces photos sont magnifiques.

    Je viens de faire une petite visite à Plombière sur un détour volontaire de ma route vers Montbéliard et je n’ai pas été déçu du voyage.

    M’attendant à trouver un Biarritz miniature, j’y ai vu une petit bourgade sympathique au passé merveilleux qui peine cependant à le mettre en valeur (je suis passé par l’office du tourisme et ce n’était pas trop ça malheureusement)

    Je me suis plu à errer sur la place devant le relais napoléon (fermé apparemment), me promener dans les ruelles agréable mais surtout rester planter comme un fanatique devant l’hôtel du parc qui m’a fasciné pendant de longue minute par sa beauté délabrée et son aura des années merveilleuses. Je suis un fan d’art nouveau et d’art déco et je dois dire que sur ce point Plombière ne m’a pas déçu.

    Faites y un détour, cela ne prend que quelques minutes et on ne le regrette pas !

    • Stéphane dit :

      Je l’avais bien dit en conclusion de cet article que la ville ne manquait pas de charme. Merci d’être venu partager votre ressenti sur mon blog.
      Stéphane.

  7. Olivier dit :

    Bonjour,

    Photographe très soucieux de notre patrimoine et pratiquant l’exploration urbaine (visite de lieux abandonnés et/ou à l’abri des regards du public), j’aime immortaliser les lieux que je visite pour leur rendre hommage, à ma façon. Sauriez-vous si de tels bâtiments se trouvent à Plombières ? J’ai cru comprendre que l’Hôtel du Parc était inaccessible, mais vu le sinistre dont vous parlez, ce bâtiment n’est peut-être pas le seul dans la ville à passer le temps, en attendant que quelqu’un lui redonne une seconde vie ou la démolition…

    Vous remerciant par avance pour votre réponse !
    Olivier

    P.S : Article vraiment très intéressant et illustré par de jolies photos 🙂

    • Stéphane dit :

      Bonjour Olivier,

      Je ne me suis jamais mis à l’urbex. Je n’ai pas d’adresse précise à te donner mais tu trouveras assurément des demeures et bâtiments abandonnés à Plombières. Quant à l’accès, forcément prohibé. Mais est-ce que cela arrêtera un explorateur urbain?

      Stéphane.