oct 122011
 

Lumière : Rayonnement émis par des corps portés à haute température (incandescence) ou par des substances excitées (luminescence), et qui est perçu par les yeux. Définition du Petit Larousse 2009

Température de couleur : la couleur est intimement liée à la lumière et quand la lumière du jour varie au fil des heures, les couleurs changent également depuis la dominante bleutée du milieu de la journée au jaune orange au crépuscule. Pour caractériser cette dominante colorée on parle de température de couleur. [...] C’est Lord Kelvin (1824-1907) qui a eu l’idée de comparer les variations de couleur de la lumière du jour avec celles d’un corps non coloré ( le corps noir) que l’on chauffe à haute température et qui passe successivement du rouge, au jaune, au blanc et enfin au bleu. Il propose ainsi une comparaison commode pour caractériser les illuminants naturels ou artificiels. La température de couleur est donc l’indice de neutralité du blanc. Source : Profil-couleur.com

Ainsi le forgeron était capable de déterminer la température de son fer grâce à la couleur et à l’intensité de la lumière qu’il rayonne.

Balance des blancs : L’oeil humain a la particularité de s’adapter de sorte qu’un objet blanc lui apparaîtra blanc malgré la dominante colorée de la lumière naturelle ou artificielle en présence. La fonction Balance des blancs de votre boîtier numérique permet de définir le type de lumière en présence, ce qui facilite le respect des couleurs du sujet photographié. Source : Zoom sur la photo de paysage – Frédéric Lefebvre – Editions Pearson (un ouvrage que j’ai pris beaucoup de plaisir à lire)

Donc en bref, la balance des blancs est un réglage qu’il ne faut pas rater si l’on veut que les couleurs de la photographie soient naturelles. Pour ce faire, vous pouvez utiliser le mode automatique de votre boîtier (c’est loin d’être infaillible) ou utiliser un réglage pré-défini en fonction de la météo ou du type d’éclairage (en extérieur, je shoote quasi systématiquement en lumière naturelle) ou pour les plus expérimentés en entrant une valeur de température de couleur. Mais quel que soit votre choix, je ne saurais trop vous conseiller de shooter en RAW car cela vous laissera libre de corriger ultérieurement votre balance des blancs comme bon vous semble sans dégradation qualitative.

Le réglage de la balance des blancs peut aussi être source d’originalité dans son image en donnant des couleurs irréelles, ou plus chaleureuses, ou plus flatteuses.

Comtois aux aurores (jeu sur la balance des blancs)

Canon EOS 40D + Sigma 70-300mm DG APO sur trépied (miroir relevé et retardateur)
1/50 sec – f/5.6 – ISO 640
(photo 1 : BdB lumière fluorescente ; photo 2 BdB ombre ; photo 3 BdB tungstène)

août 152011
 

Quai de Vauban - Besançon (effet de zooming)

Quai Vauban - Besançon (HDR)

Le zooming (ou explozoom) est une technique qui permet de focaliser le regard sur le centre de la photographie qui est la zone qui restera nette tout en donnant un effet dynamique. Cette technique se réalise entièrement à la prise de vue et ne nécessite pas de post-production.

Le matériel nécessaire:

  • Tout appareil photo avec un zoom à réglage manuel de la focale via un barillet
  • Un trépied (car la pose sera le plus souvent longue)

Réglage du boîtier:

  • Priorité vitesse en réglant une vitesse de 1 seconde ou plus
  • Mise au point manuelle
  • Réglage ISO : 100 dans la mesure du possible afin d’éviter la montée du bruit
  • Si vous pouvez relever le miroir, ne vous en privez pas
  • Activez la réduction du bruit en pose longue si vous disposez de cette option

Il ne reste plus qu’à procéder à la prise de vue. Le principe est simple, tourner délicatement le barillet du zoom en déclenchant l’obturateur. Après vous disposez de pas mal d’options qui vont faire varier le rendu de la photographie :

  • La vitesse à laquelle vous tournez le barillet de zoom qui fera varier l’intensité de l’effet. Mais vous devrez tourner le barillet à une vitesse la plus constante possible afin d’obtenir un effet homogène.
  • Le moment où vous zoomez ou dézoomez. Si vous voulez disposez d’un « fond net », vous pouvez déclencher le zoom à mi-pose (c’est le cas pour la photographie présentée ci-dessus).
  • L’utilisation du flash qui peut permettre de figer un instant.
Essayez mais n’en abusez pas. Posez vous la question si ce traitement apporte quelque chose. Dans le cas de la photo présentée, je trouve que le zooming permet de focaliser le regard sur la bande enherbée et sur les personnes sur le banc et enfin de casser un peu le classicisme du quai Vauban.
A vos appareils…
Si vous souhaitez échanger sur cette technique, les commentaires sont là pour ça et j’apprendrai certainement des choses…

 

août 052011
 

  Panoramique de la boucle depuis le fort de Beauregard (HDR)

Cela faisait bien longtemps que je n’étais pas allé assister à un coucher de soleil sur Besançon avec le trépied dans le coffre et l’appareil photo dans le sac. Profitant de la belle journée et d’une petite semaine de vacances, je me suis donc motivé pour tenter un petit panoramique de la boucle de Besançon. Pour la dernière séance photo de ce type, j’avais choisi la colline de Bregille qui offre un point de vue imprenable sur la citadelle. Mais cette fois mon objectif était plutôt la boucle et je me suis donc posté au fort Beauregard qui se situe sur la route pour monter à Bregille. Arrivé sur l’esplanade, vous pourrez descendre sur le sentier de randonnée, vous arriverez alors au coeur du fort. Le sentier prend ensuite des escaliers qui s’enfoncent dans le fort. Ne descendez pas, juste derrière les escaliers vous trouverez une ouvertures dans les remparts. C’est là que nous nous installerons.

Maintenant parlons un peu technique sur la prise de vue du panorama présenté ci-dessus. Bien sûr le trépied est indispensable (car il fait presque nuit mais il semble qu’il soit possible de réaliser des panoramas à main levée quand la lumière est plus présente mais jamais essayé) avec un horizon réglé tip top sinon le panorama devra être rogné drastiquement. Pour un panorama horizontal, l’appareil sera positionné en format portrait. Une fois le trépied et la rotule réglés, je place l’appareil en priorité ouverture avec une ouverture entre f/8 et f/11 et je parcoure le panorama à prendre en relevant les temps d’exposition minimum et maximum. Ensuite je passe en mode manuel et je fais grosso modo la moyenne des temps d’exposition minimum et maximum. Ensuite appareil sur le trépied, il faut réaliser la mise au point. Vous pouvez utiliser l’autofocus pour réaliser la mise au point mais il faut ensuite passer en mise au point manuelle sans toucher à la bague de mise au point. Il ne reste plus qu’à déclencher mais nous souhaitons faire du HDR pour ne pas brûler les éclairages de la ville et les illuminations des monuments tout en gardant un peu de détail dans les zones peu éclairées et dans le ciel. Pour ce faire, pour chaque vue je brackette en général à -1,0 et +1ev. De plus, nous sommes sur des vitesses plutôt lentes donc je relève le miroir et j’utilise le retardateur (ou la télécommande) pour chaque prise de vue. Pour le panorama, il suffira de pivoter le boîtier tout en veillant à avoir une zone de recouvrement de 20 à 30 % entre chaque photographie. Les « vrais » panoramas doivent normalement être réalisés avec une rotule panoramique qui permet de positionner l’axe de rotation au niveau du point nodal. Mais dans le cadre d’une scène éloignée, comme dans notre cas, la tête panoramique ne s’impose pas (surtout que l’investissement est conséquent ; mini 200€). Vous pouvez également retrouver un tutoriel intéressant sur le site d’Emmanuel Georjon.

Une fois tous les clichés en boîte, viens le travail sur le PC. Pour commencer la dérawtisation. Vous pouvez apporter des modifications à vos clichés (balances de blancs, saturation, vignettage…) mais ces modifications devront être apportées à l’identique sur toutes les photographies. Ensuite je sors tout en TIFF 16 bits. J’effectue en premier lieu la fusion HDR. Pourquoi ? Il est vrai que l’on pourrait réaliser 3 panoramas correspondant au bracketting et faire ensuite la fusion HDR, ça serait plus rapide. Sauf qu’avec le logiciel de panorama que j’utilise (et il semble que je ne sois pas le seul à avoir rencontré le problème) aboutit à 3 images dont la taille peut différer de quelques pixels et ensuite mon logiciel de fusions HDR refuse de réaliser l’opération. Donc je procède à la fusion HDR pour chaque segment de mon futur panorama. Il faudra toujours veiller à appliquer les mêmes critères pour chaque segment. Personnellement, je réalise mes fusions HDR avec Paint Shop Pro. Je pense que ce logiciel est loin d’être au top (uniquement 2 possibilités de réglage : luminosité et clarté) mais pour le moment ça me permet de réaliser des HDR sans prise de tête (j’ai essayé la version d’évaluation de photomatix et j’étais complètement perdu devant le nombre de possibilités). Là encore ma sortie de la fusion HDR se fait en TIFF 16 bit.

Et pour finir, je réalise le panorama à l’aide de microsoft ICE, logiciel gratuit de microsoft. Très simple d’utilisation et qui pour le moment a toujours sorti de panoramas nickel chrome. Là je réalise un export en TIFF 16 bit pour archivage et en JPEG pour la diffusion.

Voilà, vous pourrez trouver ci-dessous l’ensemble des photographies prises lors de cette séance. Et si vous avez la moindre question, n’hésitez pas à laisser un commentaire et je ferai mon possible pour vous fournir une réponse pertinente.